Vers et maximes de La Fontaine E

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Chiffres Romains : le Livre – Chiffres Arabes : la fable.

Écailles :

On fait tant à la fin, que l’huître est pour le juge.
Les écailles pour les plaideurs. I, 21

Perrin, fort gravement, ouvre l’huître, et la gruge.
Nos deux messieurs le regardant.
Ce repas fait, il dit d’un ton de président :
Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille
Sans dépens: et qu’en paix chacun chez soi s’en aille. IX, 9

Ecrevisse :

Les sages quelquefois, ainsi que l’écrevisse.
Marchent a reculons, tournent le dos au port. XII, 10

Ecus :

Telles gens n’ont pas fait la moitié de leur course.
Qu’ils sont au bout de leurs écus. III. 7

Éléphant :

Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes,
D’un grain moins que les éléphants. VIII, 13

Éloge :

Tout long éloge est un projet
Peu favorable pour ma lyre. XII, 33

Emploi :

Il n’est pas toujours bon d’avoir un haut emploi. I, 4

Enfance :

L’enfance n’aime rien. XI. 2

Enfant :
Mais un fripon d’enfant (cet âge est sans pitié)
Prit sa fronde, et du coup tua plus d’à moitié
La volatile malheureuse. IX, 2

Engeigner :

Tel, comme dit Merlin, cuide engeigner autrui.
Qui souvent s’engcigue lui-même. IV, 11

Ennemi :

Notre ennemi c’est notre maître,
Je vous le dis en bon françois. VI, 8

Rien n’est si dangereux qu’un ignorant ami;
Mieux vaudroit un sage ennemi. VIII, 10

Epargner :

Si tu veux qu’on t’épargne, épargne aussi les Autres. VI, 15

Épée :

Car, quoi ! rien d’assuré ! point de franche lippée !
Tout à la pointe de l’épée!
Suivez-moi, vous aurez un bien meilleur destin. I, 5

Escrime :

Le chat étoit souvent agacé par l’oiseau :
L’an s’escrimoit du bec, l’autre jouoit des pattes. XII, 2

Ésope :

Si ce qu’on dit d’Ésope est vrai,
C’étoit l’oracle de la Grèce :
Lui seul avoit plus de sagesse
Que tout l’aréopage…II, 20

Espoir :

A quoi bon charger votre vie
Des soins d’un avenir qui n’est pas fait pour vous?
Ne songez désormais qu’à vos erreurs passées ;
Quittez le long espoir et les vastes pensées;
Tout cela ne convient qu’à nous. XI, 8

Esprit :

Ou ne dort point, dit-il, quand on a tant d’esprit. IX, 4

De quoi ne vient à bout
L’esprit joint au désir de plaire ? XI, 2

L’esprit vit en nous, et meut tous nos ressorts;
L’impression se fait: le moyen, je l’ignore ;
Ou ne l’apprend qu’au sein de la Divinité. X, 1

Essai :

On le peut, je l’essaie : un plus savant le fasse. II, I

Établissement:
Tout établissement
Vient tard et dure peu. XI, 8

État:

D’où vient que personne en la vie
N’est satisfait de son état? XII, 9

Exemple :

La vertu
De tout exemple domestique
Est universelle, et s’applique
En bien, en mal, en tout; fait des sages, des sots,
Beaucoup plus de ceux-ci. XII, 10

Expédiants :

Le trop d’expédients peut gâter une affaire ;
On perd du temps au choix, on tente, on veut tout faire.
N’en ayons qu’un, mais qu’il soit bon. IX, 14

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On vous recommande : l'Art de lire les fables

C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

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