Une épigramme que La Fontaine aurait pu écrire

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Une épigramme que La Fontaine aurait pu écrire.


A la mort de Colbert (1683) La Fontaine, qui, malgré tant d’amitiés charmantes et tant de belles œuvres, n’était pas encore de l’Académie, se porta candidat à la place laissée vacante par le ministre. Ce n’était pas sa première tentative. L’année précédente, il s’était présenté pour occuper la place de l’abbé Cotin ; mais on lui avait préféré Louis de Courcillon, abbé de Dangeau, dont le plus grand mérite était d’avoir pour frère le marquis de Dangeau ; sur quoi on avait fait une petite épigramme où La Fontaine était censé parler ainsi :

Quand on a, comme moi, la Fortune ennemie,
On n’est pas aujourd’hui propre à l’Académie.
J’ai du génie et de l’acquis ;
Ma prose ni mes vers ne me font point de honte ;
Mais je ne suis, hélas ! duc, évêque, ni comte,
Ministre, cardinal, président, ni marquis.
Épigramme écrite par Bernard de La Monnoye

La fable en France ; lectures faites en MDCCCLXXII à la bibliothèque, 1873 … Gaudin, Paul.

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C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

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