Saint-Marc Girardin

Saint-Marc Girardin

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Saint-Marc Girardin et La Fontaine


: « ….Il est, de tous les auteurs du dix-septième siècle, celui qui parle le plus volontiers de lui-même. La Fontaine nous entretient avec une sorte de confiance amicale de ses idées et de ses sentiments. Il va même jusqu’à nous parler de son appartement et de ses meubles. II avait, par exemple, acheté les bustes en terre cuite des plus grands philosophes et il en avait orné sa chambre. II aimait les arts, la musique, et il avait un clavecin dans sa chambre à côté de ses philosophes. Il voulait que ses amis

« Pussent avoir quelque musique
Dans le séjour philosophique. »

« C’est peu de nous dire ses goûts et ses plaisirs, il nous parle de sa santé, de ses rhumatismes, de son âge qui les lui donne.

« Pourquoi le moi de La Fontaine ne nous déplaît-il pas ? C’est ici un des grands mystères de la littérature ou plutôt de lame humaine. Le moi, est ordinairement ennuyeux et désagréable. Plus nous l’aimons en nous, moins nous le supportons en autrui; et les auteurs qui se laissent aller à parler d’eux-mêmes déplaisent vite au lecteur. Mais il y a des moi aimables et naïfs qui échappent à cette loi; il leur sied de se montrer; on leur sait gré de se répandre; leurs confidences plaisent; et, quand même leur humeur ne serait pas la nôtre, elle nous attire et nous charme. Ils peuvent parler aussi de leurs défauts: nous ne leur en voulons pas de ce qui nous choquerait dans les autres et qui nous séduit en eux. »

(Saint-Marc Girardin)

  1. La La Fontaine et les bêtes

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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