Saint-Marc Girardin défend les fables de La Fontaine

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La morale des fables de La Fontaine jugée par Rousseau


17e. leçon

Saint-Marc Girardin
Saint-Marc Girardin

Rousseau a beaucoup critiqué les fables de la Fontaine, et surtout l’habitude de les faire apprendre aux enfants. Je serais volontiers de son avis sur ce point, mais par d’autres raisons que lui. C’est nous gâter la Fontaine que de nous faire apprendre ses fables par cœur quand nous ne pouvons pas encore en sentir le charme. Beaucoup croient connaître la Fontaine parce qu’ils l’ont appris dans leur enfance. Ils l’ont appris ; ils ne l’ont pas lu. Cela me rappelle le mot d’un ancien acteur de la Comédie française, qui était un de mes voisins de campagnes, M. Firmin. « Et vous ne venez point passer l’hiver à Paris ? lui disais-je. — Non ; je reste ici. — Vous ne vous ennuyez pas ? — Pas un instant : j’ai tant à lire ! Quand j’étais au théâtre, j’apprenais, mais je ne lisais pas. Je prends ma revanche ici. »
Que de gens auraient besoin de prendre cette revanche avec la Fontaine et de le lire, n’ayant fait que l’apprendre !
Il y a ici plusieurs questions qui touchent à l’éducation des enfants :

1° Selon J.-J. Rousseau, il ne faut rien faire apprendre par cœur aux enfants, parce qu’ils n’apprennent que les mois et point les choses ;
2° La poésie, dont le tour aide la mémoire, est impossible à concevoir pour les enfants : l’agrément y nuit à la clarté ;
5° Le merveilleux est mauvais pour les enfants : il leur cache la vérité, et il faut toujours dire la vérité aux enfants ;
4° Enfin la morale des fables est dangereuse aux enfants, et, s’ils la comprenaient bien, elle les porterait au vice plutôt qu’à la vertu.

Je reprends brièvement ces diverses questions.

corbeau-renard-la-fontaine-couleurEst-il vrai qu’il ne faille rien apprendre par cœur aux enfants, parce qu’ils n’apprennent que les mois, et point les choses ? Apprendre les mois est déjà beaucoup. L’enfant, quand il commence à parler, apprend des sons, puis des mots, et ces mots, il les applique aux choses qu’ils représentent. Le lien est direct entre les premiers mots qu’il apprend à prononcer et les premiers besoins qu’il ressent. Mais, comme le langage des hommes s’élève et s’étend bien au-dessus de leurs besoins matériels, comme la plupart des idées qui composent l’esprit humain sont des idées morales et intellectuelles, et qu’elles s’expriment par des abstractions, il faut que l’enfant entre en participation de l’esprit humain, comme il est entré en participation du langage ; et il y entre aussi par les mots. Je reconnais que, dans le monde des idées abstraites, le mot ne manifeste pas aussitôt toute la chose à l’esprit de l’enfant, trop faible encore pour la concevoir ; mais il en manifeste une partie, celle qui est à la portée de l’enfant. Le philosophe entend, dans le mot de vertu, plus que n’entend l’homme ordinaire, et l’enfant y entend moins que l’homme ordinaire ; mais l’enfant en comprend quelque chose, et, à mesure que son esprit se fortifiera, il en comprendra plus. On pénètre ainsi chaque jour davantage par les mots dans les choses ; mais il faut commencer par les mots. Apprendre par cœur, c’est, je le veux bien, apprendre les mots et non les choses ; mais c’est apprendre le commencement des choses, c’est avoir la clef qui conduit à la connaissance des choses. Je dirais même volontiers qu’il est impossible que l’enfant n’apprenne pas par cœur. Il exerce plus ou moins sa mémoire ; mais tout ce qu’il apprend, il l’apprend par cœur, même sans qu’on le lui donne à étudier, c’est-à-dire qu’en tout il va des mots aux choses : c’est la marche nécessaire de l’esprit. Rousseau a raison de dire qu’apprendre un morceau d’histoire, ce n’est pas apprendre l’histoire, ce n’est pas assurément comprendre le lien intime qu’il y a entre les causes et les effets, ce qui est le vrai fond de l’histoire. Mais, à ce compte, que de gens qui ne savent et ne sauront jamais l’histoire ! Apprendre par cœur un morceau d’histoire, c’est apprendre un certain nombre de faits sur lesquels notre intelligence s’exercera chaque jour davantage à réfléchir, à mesure qu’elle se fortifiera.
Est-il vrai, en second lieu, que la poésie soit ce qu’il y ait de plus mauvais à faire apprendre aux enfants ? Si la poésie n’était qu’un ramage agréable, je ne vois pas en effet à quoi il pourrait servir aux enfants de leur faire apprendre des morceaux de poésie. Mais la poésie, quand elle est bonne, est un langage à la fois clair et élevé. Or, il est très-important d’apprendre aux enfants une langue claire, noble, élevée, brillante, au lieu de les habituer à une manière de parler confuse et négligée. II faut faire en sorte, devant les enfants, de toujours bien parler; non-pas de parler d’une façon pompeuse ou prétentieuse: vous en feriez de petits pédants ou de petits beaux esprits. Il faut avec eux parler clairement, nettement, élégamment. Les enfants prennent aisément l’empreinte des milieux où ils vivent ; ils répètent le langage qu’ils ont entendu ; et le signe le plus certain d’une bonne éducation de l’esprit, c’est de savoir s’exprimer d’une façon noble et aisée. L’usage d’apprendre pur cœur de beaux morceaux de poésie ou de prose, ou tout au moins de lire toujours de bons auteurs, aide les enfants à prendre l’habitude d’un bon langage.
Le merveilleux, dit Rousseau, est mauvais pour les enfants, auxquels il faut toujours dire la vérité. — Entendons-nous bien. Il ne faut jamais mentir aux enfants ; mais le merveilleux n’est pas le mensonge. Le mensonge est un vice du cœur, un péché de la conscience ; il accompagne toujours le mal, soit pour le cacher, soit pour le préparer. La fiction est un jeu de l’imagination, et c’est à l’imagination aussi qu’elle s’adresse. Qui a jamais pensé qu’Homère veuille nous faire croire aux brillantes merveilles de ses fables, soit dans l’Iliade, soit dans l’Odyssée ? Il veut nous plaire et nous amuser.
… L’enfant n’est pas plus dupe que nous. Il demande, il est vrai, une fois ou deux, si ce qu’on lui racontées ! vrai : on lui dit que non, et cela ne fait pas qu’il écoute avec moins de plaisir. Il ne demande pas non plus pourquoi on lui dit autre chose que la vérité. Il admet aussi aisément que l’homme adulte et sans plus d’inconvénients que lui, la distinction que l’homme fait sans cesse entre les fictions et la réalité.
J’ajouterai volontiers que, s’il y avait à craindre que le merveilleux pût avoir quelques mauvais effets sur l’esprit de quelqu’un, je le craindrais plus pour l’homme encore que pour l’enfant. L’enfant n’a pas ordinairement la faculté d’appliquer : c’est même pour cela qu’il échappe aux raisonnements. Il ne conteste ni les conseils que vous lui donnez, ni les maximes que vous alléguez ; seulement il ne se les applique pas. Et combien d’hommes sur ce point restent enfants toute leur vie ! N’appliquant pas les raisonnements qu’on lui fait, pourquoi l’enfant voudrait-il appliquer le merveilleux qu’on lui raconte ?
Reste le reproché que Rousseau fait à la morale des fables de la Fontaine, d’être médiocre et relâchée, plus propre à les porter au vice qu’à la vertu. Nous examinerons tout à l’heure ce reproche. Voyons d’abord l’analyse qu’il fait de la fable du Renard et du Corbeau, pour montrer comment les enfants ne peuvent pas comprendre les fables qu’on leur fait apprendre, et comment ce serait un mal qu’ils les comprissent.

Emile, liv. II.
Maître corbeau sur un arbre perché…

le-corbeau-et-le-renard-don-daily« Maître ! que signifie ce mot en lui-même ? que signifie-t-il au-devant d’un nom propre ? quel sens a-t-il dans cette occasion ? Qu’est-ce qu’un corbeau ? »
Je ne sais pas trop ce que veut dire Rousseau par-cette question ; car enfin il ne peut pas croire que l’enfant ne sache pas ce que c’est qu’un corbeau, ou qu’il soit difficile de lui en montrer un. La difficulté est-elle d’expliquer ce que c’est que Maître Corbeau ? Ici commence ce que j’appelle le parti pris de la fable. Les corbeaux de la fable ne sont pas ceux des champs, non plus que les renards de la fable ne sont ceux des bois. Ils parlent et ils conversent ensemble ; ils ont les vices et les ridicules des hommes ; ils ont même leurs titres, si vous voulez ; les corbeaux et les renards y sont maîtres, comme le lion y est sire, comme le tigre et l’ours s’y traitent de puissances.
« Qu’est-ce qu’un arbre perché ? L’on ne dit pas sur un arbre perché ; l’on dit perché sur un arbre. Par conséquent, il faut parler des inversions de la poésie ; il faut dire ce que c’est que prose et que vers. «
Est-il donc si difficile de faire comprendre aux enfants que le langage de l’homme a deux formes différentes, la prose et les vers ? L’oreille et l’esprit des enfants sentent cette différence ; mais pouvez-vous définir la poésie de manière à ce que l’enfant en ait une idée juste ? L’enfant ne demande pas celte définition. S’il ne comprenait que ce qui est exactement défini, l’enfant ne comprendrait que fort peu de choses dans le monde. Et nous-mêmes, que comprendrions-nous ? La définition est un procédé de discussion plutôt que d’enseignement.

Tenait dans son bec un fromage.

» Quel fromage ? Était-ce un fromage de Suisse, de Brie ou de Hollande ? Si l’enfant n’a point vu de corbeaux, que gagnez-vous à lui en parler ? S’il en a vu, comment concevra-t-il qu’ils tiennent un fromage à leur bec ? Faisons toujours des limages d’après nature. »
Pourquoi les enfants n’ont-ils jamais fait ces questions ? Rousseau les fait plus ignorants ou plus logiciens qu’ils ne sont. Ils en savent plus que ne le croit le philosophe, ou ils en demandent beaucoup moins qu’il ne le veut. Ils ne s’inquiètent pas si le fromage est de Brie, de Suisse ou de Hollande ; et ils ne s’étonnent pas non plus qu’un corbeau de la fable tienne en son bec un fromage. Ils n’exigent pas que dans un conte les images soient faites toujours d’après la nature : ils laissent de côté la réalité et se contentent de la vraisemblance poétique, celle qui s’attache à l’ensemble plutôt que celle qui s’attache aux détails. Un corbeau qui a une proie dans le bec, et le renard qui la lui dérobe en flattant sa vanité, voilà la vraisemblance générale et poétique, celle qui suffit à la fable, celle dont l’enfant se contente et dont nous nous contentons tous.

Maître renard par l’odeur alléché…

« Encore un maître ! Mais pour celui-ci, c’est à bon titre : il est passé maître dans les tours de son métier. Il faut dire ce que c’est qu’un renard, et distinguer son vrai naturel du caractère de convention qu’il a dans les fables.
« Alléché. Ce mot n’est pas usité. Il le faut expliquer ; il faut dire qu’on ne s’en sert plus qu’en vers. L’enfant demandera pourquoi l’on parle autrement en vers qu’en prose. Que lui répondrez-vous ?»
Je lui répondrai simplement qu’il y a diverses sortes de langage, parce qu’il y a diverses sortes d’interlocuteurs ; et il le sait déjà fort bien lui-même. Il sait déjà qu’on ne parle pas à un paysan comme on parle dans un salon, et cela par la raison que, si vous parliez au paysan comme à un lettré, il ne vous entendrait pas. Il sait déjà, pour avoir entendu lire son père ou sa mère, qu’on ne parle pas dans un livre comme on parle dans la conversation. Quoi donc ! ne pas parler de même à tout le monde ; ne pas écrire comme on parle ! Comment voulez-vous que l’enfant fasse ces distinctions ? — Eh bien, essayez un instant de ne pas faire ces distinctions : parlez à un paysan comme à un lettré, ou à un lettré comme à un paysan ; ou bien encore parlez comme un livre, et vous verrez comme l’enfant sentira bien vite le contre-sens que vous faites. S’il ne le sentait par lui-même, L’étonnement des interlocuteurs lui dirait l’erreur ou vous tombez.
Répondre à l’enfant qu’on parle autrement en vers qu’en prose n’a donc rien qui puisse le déconcerter : il est habitué à la différence des langages. C’est une nouvelle différence à noter ; rien de plus.

Lui tint à peu près ce langage.

Ce langage ! Les renards parlent donc ? ils parlent donc la même langue que les corbeaux ? Sage précepteur, prends garde à toi : pèse bien la réponse avant de la faire ; elle importe plus que tu ne penses. »
J’avoue que je ne sais pas pourquoi le précepteur doit tant peser sa réponse avant de la faire. Rousseau craint-il que l’enfant croie que les animaux ont un langage et qu’il n’y a, après tout, entre ce langage des bêtes et le langage des hommes, qu’une différence de dictionnaire ou de grammaire ? La question de la langue des bêtes n’est pas ici de saison. Les renards parlent dans la fable, parce que la fable est du temps que les bêtes parlaient. Dans ce temps-là, les corbeaux, les renards, les lions, les fourmis, les ânes, les singes, tous parlaient et tous s’entendaient ; temps fabuleux, qu’il suffit de nommer pour le caractériser, et qui, quoi qu’en dise Rousseau, n’étonne et ne trompe personne.

Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.

« Ceci s’entend, et la pensée est très-bonne. Cependant il y aura encore bien peu d’enfants qui sachent comparer une leçon à un fromage, et qui ne préférassent le fromage à la leçon. Il faut donc leur faire entendre que ce propos n’est qu’une raillerie ! que de finesse pour des enfants ! »
Rousseau exagère évidemment la naïveté des enfants, ou plutôt il en fait de petits Socrate alléguant, comme celui d’Athènes, leur prétendue ignorance, afin de donner à leurs interlocuteurs l’embarras de tout expliquer et de tout définir. Les enfants comprennent, dans la fable du Renard et du Corbeau, que le Corbeau est attrapé et que le Renard se moque de lui par-dessus le marché. Voilà tout ; et cela aussi à l’intention de la fable. Quant aux finesses du récit de la Fontaine, ils ne les sentent pas dès le premier moment ; mais elles leur reviennent peu à peu, et se font mieux sentir à mesure que leur esprit se développe « Passons maintenant à la morale, « dit Rousseau ; et alors il attaque la morale ordinaire des fables de la Fontaine plus vivement encore qu’il n’en a fait le style, comme peu proportionnée à l’âge des enfants :
« Je demande si c’est à des enfants de six ans qu’il faut apprendre qu’il y a des hommes qui flattent et mentent pour leur profit ? On pourrait tout au plus leur apprendre qu’il y a des railleurs qui persiflent les petits garçons et se moquent en secret de leur sotte vanité ; mais le fromage gâte tout : on leur apprend moins à ne pas le laisser tomber de leur bec qu’à le faire tomber du bec d’un autre. C’est ici mon second paradoxe ; et ce n’est pas le moins important… etc.
Je ne serais pas éloigné, quant à moi, d’accepter la transaction de Rousseau et de réserver les fables de la Fontaine pour l’homme fait, non comme étant d’une mauvaise morale, mais comme ayant un mérite et un charme que l’âge mûr goûte mieux que l’enfance. Je veux cependant faire quelques observations sur la censure qu’il fait de la morale des fables. Oui, la morale a dans le monde, non pas deux principes, mais deux procédés différents. Tantôt elle procède par le précepte ou, comme dit Rousseau, par le catéchisme ; tantôt elle procède par l’expérience. Ces deux méthodes sont-elles contraires l’une à l’une ? La morale de l’expérience contredit-elle la morale du catéchisme ? Pas le moins du monde. La morale du catéchisme dit de ne pas avoir d’orgueil ; la morale de l’expérience dit que les orgueilleux sont ordinairement dupes et que tout flatteur

Vit aux dépens de celui qui l’écoute.

Où est la contradiction ? — Mais prenez garde, dit Rousseau, en lisant votre fable je suis tentécorbeau-et-renard-Pierre-Josse-Perro d’apprendre à être renard ? — Qu’est-ce à dire ? n’y a-t-il donc pas de milieu entre l’astuce du renard et la sottise du corbeau, entre le fripon et la dupe ? N’hésitons pas d’ailleurs à le dire : presque tous les genres de littérature ont sur ce point le même danger que les fables de la Fontaine.
… Je ne crains pas d’avouer, quant à moi, que toutes les fois que la littérature peint les passions humaines, elle s’expose à les exciter dans l’âme du lecteur. Ce qu’elle fait, sans toujours le vouloir pour les passions, elle peut le faire aussi à son insu dans la peinture des caractères : elle peut rendre le flatteur aimable, l’escroc amusant, la dupe ridicule. Aussi je ne m’étonne pas que Rousseau, qui critique les fables de la Fontaine, ait si vivement censuré le théâtre. Toute littérature peut être mauvaise. Supprimerez-vous la littérature, c’est-à-dire supprimerez-vous l’esprit humain ? car la littérature a les défauts de l’esprit humain ; mais elle n’en pas plus que l’esprit humain. Ce n’est pas seulement depuis qu’il y a des livres que l’homme fait un mauvais usage de son esprit. Tant pis pour ceux qui, soit en allant au théâtre, soit en lisant les fables, croient que le poète propose à notre imitation le vice qui s’est chargé de punir un autre vice, la coquetterie d’Angélique qui punit la vanité de George Dandin, la ruse du renard qui châtie la sottise du corbeau !

Saint-Marc Girardin

La Fontaine et les fabulistes, Volume 2, Saint-Marc Girardin, Michel Lévy, 1867

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