Regards critiques sur l’œuvre de La Fontaine

Éloges et regards critiques sur l’œuvre de La Fontaine

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Éloges et regards critiques sur l’œuvre de La Fontaine


 Le génie de La Fontaine a été reconnu et célébré par ses contemporains, comme il l’est de la postérité depuis deux siècles. Mme de Sévigné, en 1679, écrivait à Bussy : « Faites-vous envoyer promptement les Fables de La Fontaine; elles sont divines. On croit d’abord en distinguer quelques-unes, et, à force de les relire, on les trouve toutes bonnes. C’est une manière de narrer et un style à quoi l’on ne s’accoutume point. »

  1. Éloge funèbre à la mémoire de La Fontaine par Fénelon
  2. Éloge à Jean de La Fontaine par  Charles Perrault
  3. Appréciations et jugements de Marmontel
  4. Chamfort, éloge de Jean de La Fontaine
  5. Saint-Marc Girardin et La Fontaine
  6. Saint-Marc Girardin et Mme de La sablière
  7. Hommage de Sainte-Beuve à La Fontaine
  8. Charles Nisard
  9. Saint-Marc Girardin
  10. Hippolyte Adolphe Taine
  11. P.-J. Stahl
  12. Deux amis, d’Hervart et La Fontaine par  impr. de A. Guéraud et Cie
  13. Les fables et Lamartine par Louis Moland
  14. Contre Jean de La Fontaine par Alphonse de Lamartine
  15. La Fontaine vu par Henri Blaze de Bury
  16. Éloge à La Fontaine par Boissy d’Anglas
  17. Poème pour La Fontaine, par Le Brun
  18. Réflexions critiques sur La Fontaine, par Firmin Didot frères
  19. Eloge de La Fontaine par Marius Guinat
  20. Jugement sur La Fontaine de Vauvenargues
  21. Les fables de La Fontaine par Walckenaer
  22. La Fontaine… moralistes ? par Alphonse Leveaux
  23. Les fables de La Fontaine défendues par Saint-Marc Girardin
  24. Les reproches de Rousseau à La Fontaine par J.J. Rousseau
  25. La Fontaine en contemplation par Jules Levallois
  26. La Fontaine le peintre, le naturaliste par Gustave Merlet

L’académie de Marseille avait mis au concours pour l’année 1774 l’éloge de La Fontaine. Trois mémoires diversement remarquables furent distingués par l’académie : elle décerna le prix à celui de Chamfort et des accessits à La Harpe et à Gaillard. Ces trois ouvrages sont devenus publics.

  1. Éloge de La Fontaine par Chamfort
  2. Éloge de La Fontaine par La Harpe
  3. L’éloge de La Fontaine par Gaillard

  Du vivant même de La Fontaine, en 1693, La Bruyère, dans son discours de réception à l’Académie française, l’avait placé au premier rang des génies illustres du grand siècle, à côté de Corneille, de Racine et de Bossuet; en 1696, Perrault, dans ses Éloges,  confirma et développa ce jugement, tenu dès lors pour définitif :
« Plus égal que Marot, et plus poète que Voiture, La Fontaine a le jeu, le tour et la naïveté de tous les deux; il instruit en badinant, persuade aux hommes la vertu par l’organe des bêtes, élève les petits sujets jusqu’au sublime : homme unique dans son genre d’écrire, toujours original, soit qu’il invente, soit qu’il traduise; qui a été au delà de ses modèles, modèle lui-même difficile à imiter. » (La Bruyère)

(Charles Aubertin)

L’aimable et tendre La Fontaine
M’intéresse pour un roseau.
Mais, s’il appelle la tempête
Contre cette orgueilleuse tête
Qui veut entraver ses efforts,
Quelle chute ! quelle ruine !
Le chêne qu’elle déracine
Touchait à l’empire des morts.
Racine, Odes.

 

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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