Prise de Valencienne

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Prise de Valencienne, mars 1677

Valenciennes étoit l’écueil de nos guerriers;
Elle avoit arrêté le cours de nos lauriers.
Ses enfants rappeloient de tristes funérailles,
Nous montrant nos tombeaux creusés sous leurs murailles.
Que les temps sont divers ! Il n’est que notre roi
Qui se puisse vanter d’avoir toujours pour soi
La faveur du dieu des batailles. Bientôt cette cité fut soumise à ses lois.
Nous pouvions nous venger des pertes d’autrefois :
Le soldat renonça de lui-même au pillage ;
Il eut horreur d’un droit acquis à son courage.
Ce miracle n’est dû qu’au plus clément des rois.

 

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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