Prise de Limbourg

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Prise de Limbourg, le 20 juin 1675


Rien ne sauva Limbourg : les forces de l’Empire,
Le Batave, l’Ibère, enfin le monde entier.
Condé formoit le siège, instruit en ce métier.
Mars et lui ne font qu’un, c’est ce que l’on peut dire.
Louis couvroit son camp et le favorisoit;
Aux secours assemblés ce prince s’opposoit.
Où sont ces liions qui coûtoient dix années ?
Limbourg, après dix jours, tomba sous notre fer.
Eût-il pu retarder l’arrêt des destinées Et la foudre de Jupiter ?
Bouchain servoit de clef à deux superbes villes :
Sa prise les rendoit à dompter plus faciles.
Ni Valenciennes ni Cambrai
N’eussent tombé sitôt, sans ce premier essai.
Philippe l’entreprend. Bouchain voit une armée,
Sous l’un et l’autre frère, à vaincre accoutumée.
Orange accourt en vain : Bouchain cède à Louis.
Tenant presque en ses mains une double victoire,
L’ennemi se retire, envieux de la gloire
Dont ce prince eût comblé tant de faits inouïs.

Image : Gallica.bnf

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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