Pour la Reine

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Pour la Reine


ensuite de la ballade précédente.

janvier 1660

Ils sont partis, les Jeux, les Ris, les Grâces,
Nous les verrons au temps que j’ai prédit.
Le dieu d’amour, qui marche sur leurs traces,
De les compter l’autre jour entreprit :
Le pauvre enfant pensa perdre l’esprit
En calculant, tant la somme était haute.
“ Bon, ce dit-il, nous allons moissonner ;
Car le climat doit en cœurs foisonner. ”
Petit Amour, vous comptez sans votre hôte
Tout l’Univers n’en saurait tant donner
Que notre reine en mérite sans faute.

 

– Les éditeurs modernes ont à tort donné à cette pièce le titre de madrigal. C’est une suite de la ballade précédente.

 

Chez La Fontaine, la bonté du cœur n'excluait pas la malice de l'esprit; mais ce n'était pas contre les individus que s'exerçait cette malice; il s'attaquait à l'inépuisable fonds de la nature humaine, et c'est elle qui fournit ample matière aux types immortels qu'il a mis en scène.Alexandre Rodolphe Vinet

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