Pierre Corneille – Notice

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Pierre Corneille


Pierre Corneille, né le 6 juin 1606 à Rouen et mort le 1 octobre 1684 à Paris est un dramaturge et poète français du XVIIe siècle.

1606-1684

Né a Rouen, élevé au collège des Jésuites, Pierre Corneille, qui se destinait au barreau, n’entra pas de prime-abord dans sa voie. Durant un noviciat de sept années (1629-1636), il subit l’influence du mauvais goût qui régnait autour de lui, et multiplia des essais qui n’intéressent aujourd’hui que la curiosité littéraire (Mélite, Clitandre, la Galerie du Palais, la Veuve, la Suivante, la Place Royale, l’Illusion comique). Toutefois, dans Médée (1634), son génie s’était déjà révélé par des notes superbes et des tirades hautaines, quand parut le Cid, en 1630. De ce chef-d’œuvre date pour ainsi dire la création du premier homme et de la première femme dignes de figurer à jamais sur la scène française, aux applaudissements de la postérité, en compagnie d’Horace, de Cinna, de Polyeucte et de Pompée. A partir de Rodogune qui, en 1642, ouvrit à Corneille les portes de l’Académie, son astre ne lit plus que pâlir, tandis que se levait à l’horizon la gloire de Racine, dont l’ombrageuse rivalité attrista sa vieillesse pauvre, fière et indépendante.
L’héroïsme est le principal ressort de son théâtre, où il nous propose des vertus altières et de grands caractères, dans une langue nerveuse et concise qui exprime par de sublimes accents le triomphe du devoir sur la passion. Sa nature stoïcienne le portait par une affinité secrète vers les Romains et les Espagnols. Il trouvait chez eux l’idéal de l’honneur patriotique et chevaleresque. En puisant a ces sources, il élève l’homme au-dessus de lui-même, et nous ravit par l’enthousiasme. Aussi ses personnages excitent-ils l’admiration plus que la terreur ou la pitié. On sait d’avance qu’ils sont incapables de faiblir ; chacun d’eux pourrait dire avec Chimène :

Le trouble de mon cœur ne peut rien sur mon âme.

Il en résulte parfois qu’ils nous paraissent trop étrangers à nos défaillances. Ils analysent leurs sentiments, plus qu’ils n’agissent. Il leur arrive d’être trop sentencieux, de disserter, de tourner à l’emphase, disons le mot, de déclamer. Mais ces défauts, ou les pardonne aux éclatantes beautés que nul n’avait soupçonnées avant Corneille.
Aux peintures généreuses du cœur humain, il sut allier le sens historique, l’intuition qui devine le génie des temps et des lieux.
Chez lui revivent l’Espagne féodale et Home républicaine ou impériale. Ses acteurs ont l’âme, les mœurs, l’esprit, le langage de l’époque à laquelle ils appartiennent ; mais ils se gardent île cette érudition archéologique dont on a tant abusé depuis, et qui étouffe L’homme sous le costume, le principal sous l’accessoire.
N’oublions pas que dans quelques scènes du Menteur (1642), Corneille inaugura la haute comédie, et prépara la route à Molière.

Illustration : Par Scanned from a book, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=194295

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