La paix de Nimègue

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La paix de Nimègue


Louis maintient la paix qu’il rappelle ici-bas.
Alexandre soupire au sein de la victoire;
Rien ne remplit son cœur que l’amour des combats ;
Malheureux de n’aimer qu’une sorte de gloire.
Il fut grand, il ne fut sage ni modéré.
Louis l’est. 0 toi, chef dont la Grèce se vante.
Et vous, dont Rome a vu le mérite adoré,
Mânes des deux Césars! Louis vous représente.
En ce monarque seul on peut tous trois vous voir ;
Arbitre de l’Europe, il en fait le partage.
Il sait vaincre, régner, maintenir son ouvrage :
Le détruire, qui donc en aura le pouvoir ?

 

Image : Par Henri Gascar

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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