Pour Mme de Sévigné

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Pour Mme de Sévigné,


envoyé à M. Fouquet, au sujet de l’épître : A.M.D.C.A.D.M.

1657

De Sévigné, depuis deux jours en-çà,
Ma lettre tient les trois parts de sa gloire.
Elle lui plut; et cela se passa
Phébus tenant chez vous son consistoire.
Entre les dieux, et c’est chose notoire,
En me louant Sévigné me plaça ;
J’étois alors deux cent mille au-deçà,
Voire encor plus, du temple de Mémoire.
Ingrat ne suis, son nom seroit piéça
Delà le ciel, si l’on m’en vouloit croire.

– Marie Rabutin-Chantal. marquise de Sévigné : on ignore le lieu et l’année de sa naissance. Dans une lettre du 5 février 1674. elle nous apprend qu’elle vint au jour un 5 février. Une autre lettre d’elle, du 18 septembre 1680, semble Indiquer que ce fut en 1627 ; mais les dictionnaires biographiques et les notices la font naître en 1626. Elle mourut au château de Grignan le 18 avril 1696, un an après La Fontaine. Le premier recueil de ses lettres ne parut qu’en 1726 ; et cependant elle est déjà célébrée comme un modèle dans le style épistolaire, dans le poème du jésuite Claude Hervé de Montaigu, imprimé en 1715.

Charles Athanase Walckenaer

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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