Mme de Sévigné – Mme de Grignan

0 15

Mme de Sévigné (1626-1696) – Mme de Grignan (1646-1705)


Marie de Rabutin-Chantal, connue comme la marquise, Madame de Sévigné, est une épistolière française, née le 5 février 1626 à Paris et morte le 17 avril 1696 au château de Grignan.

Mme de Sévigné disait ; » Les fables de La Fontaine sont divines; on croit d’abord en distinguer quelques-unes, et à force de les relire on les trouve toutes bonnes…. Il y a de certaines choses qu’on n’entend jamais quand on ne les entend pas d’abord. On ne fait point entrer certains esprits durs et farouches dans a facilité des Fables de La Fontaine. Cette porte leur est fermée et la mienne aussi. »

Mme de SévignéMarie de Rabutin-Chantal n’avait que dix-huit mois lorsque son père fut tué dans l’Île de Ré par les Anglais ; elle avait six ans lorsqu’elle perdit sa mère, Marie de Coulanges. Elle resta quatre ans sous la direction de son aïeul maternel, puis fut confiée aux soins de son oncle l’abbé de Coulanges, « le bien bon ». Chapelain et Ménage apprirent à la jeune fille le français, le latin, l’espagnol et l’italien, deux langues que Marie de Médicis et Anne d’Autriche avaient acclimatées à la cour. En 1644, elle épousa le marquis Henri de Sévigné, maréchal de camp, qui la rendit malheureuse, et fut tué en duel en 1651, dans des circonstances qui enlevèrent tout regret à sa veuve. Madame de Sévigné se consacra dès lors à l’éducation de ses enfants, et surtout de sa fille, qui devait être l’adoration de toute sa vie. Elle lui fit part de son instruction, lui donna le goût des lectures sérieuses, et la vit même aller trop loin dans ses études métaphysiques, auxquelles l’avaient initiée MM. de Port-Royal. La belle mademoiselle de Sévigné épousa, le 29 no­vembre 1669,le comte de Grignan, déjà deux fois veuf. Le comte était lieutenant général au gouvernement de la Provence ; il emmena sa femme avec lui, et aussitôt commença entre la mère et la fille une infatigable correspondance ; madame de Sévigné ne cesse de protester à sa fille de son inépuisable tendresse, et, au milieu de ces protestations, elle la tient au courant de tout ce qui se passe à la cour ou en Bretagne, des nouveautés littéraires et philosophiques, etc. Cette correspondance, d’un mérite littéraire unique, est encore une mine précieuse de renseigne­ments historiques. Pendant un des voyages de madame de Sévigné en Provence, madame de Grignan tomba dangereusement malade ; lorsqu’elle se rétablit, madame de Sévigné, âgée de soixante-dix ans, s’alita à son tour, et mourut de la petite vérole. En 1691, quelques lettres de madame de Sévigné paru­rent dans la Correspondante de Bussy-Rabutin, cousin de la marquise. En 1726 fut livré au public un recueil de Lettres à madame de Grignan. De 1734 à 1754, madame de Simiane, fille de madame de Grignan, donna trois éditions des lettres de sa grand’mère

Image source : wikimedia.org

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

Laisser un commentaire

Laissez un message, merci. Votre adresse email ne sera pas publiée.