Marquis de Racan

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Marquis de Racan


Honorat de Bueil, seigneur (dit marquis) de Racan, né au manoir de Champmarin à Aubigné-Racan le 5 février 1589 et mort à Paris le 21 janvier 1670 est un poète et écrivain français.


Tous les jours nos Auteurs y font des découvertes.
Je t’en veux dire un trait assez bien inventé ;
Autrefois à Racan Malherbe l’a conté.
Ces deux rivaux d’Horace, héritiers de sa Lyre,
Disciples d’Apollon, nos Maîtres, pour mieux dire,
Se rencontrant un jour tout seuls et sans témoins
(Comme ils se confiaient leurs pensers et leurs soins),
Racan commence ainsi : Dites-moi, je vous prie…

Le Meunier, son Fils, et l’Ane

Le plus célèbre des élèves de Malherbe, Honorat de Beuil, chevalier et plus tard marquis de Racan, naquit en 1589, au château de la Roche-Racan, situé à l’extrémité de h Touraine. Son père, chevalier de l’ordre et maréchal de camp, ne lui légua, avec son illustre nom, qu’un avoir fort compromis. Heureusement que, par la protection de sa cousine germaine, Anne de Beuil, qui avait épousé le duc de Bellegarde, il put entrer dans les pages de la chambre du roi. « Ce fut dans cette maison, dit Tallemant, que Racan, qui commençait déjà à rimailler, eut la connaissance de Malherbe », dont il apprit, ainsi qu’il se plaisait à le reconnaître lui-même, tout ce qu’il n’a jamais su de la poésie française. Rejeton d’une race de héros illettrés, il n’en dégénéra point par le savoir, mais il s’en distingua par une incontestable originalité. Poussé par sa naissance dans la carrière des armes, il l’abandonna bientôt pour celle des lettres, au risque de n’y rencontrer ni les mêmes honneurs ni la même fortune. Avant de disposer de son sort, il avait consulté Malherbe qui lui répondit par l’envoi d’une fable de La Fontaine : Le meunier, son fils et l’âne. Racan se saisit du dernier vers comme du conseil demandé :

« J’en veux faire à ma tête ; il le fit et fit bien, » et dès lors suivit le penchant qui l’entraînait vers les Muses.

meunier-fils-ane-par-david-johannot-adam-etcPoète et parfois grand poète dans l’un et l’autre genre, il mérita les éloges des plus illustres : Malherbe, La Fontaine et Boileau. La postérité le range tout à côté de son maître. S’il lui fut inférieur par le style, il lui fut supérieur du moins par l’inspiration.

Lors de la fondation de l’Académie française, Racan fut l’un des premiers membres nommés. Il mourut au château de la Roche-Racan, dans la quatre-vingt-unième année de son âge.

Image source : Par Inconnu — http://romenu.skynetblogs.be/archive-week/2007-06, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3475348

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