Madame de La Fayette

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Madame de La Fayette


Marie-Madeleine Pioche de La Vergne
(1634-1693)

Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, fille d’un maréchal de camp, gouverneur du Havre, reçut une éducation littéraire des plus complètes et des plus soignées. Comme madame de Sévigné, elle eut pour maître de latin Ménage (1613-1692). Orpheline eu 1649, elle épousa en 1655 le comte de La Fayette, dont la sœur avait eu, sous Louis XIII, un moment de célébrité. On la vit beaucoup à la cour pendant dix ans ; elle était très liée avec Madame Henriette, qui se plaisait à lui faire écrire sous ses yeux tout ce qu’elle lui racontait sur sa vie, et Louis XIV fut toujours bienveillant pour elle. A partir de 1665, madame de La Fayette, délicate et malade, vécut dans une demi-retraite, non loin du duc de La Rochefoucauld, malade comme elle, et âgé alors de cinquante-deux ans. Cette affection eut une grande influence sur les deux amis ; madame de La Fayette disait que de La Rochefoucauld lui avait donné de l’esprit, mais qu’elle avait réformé son cœur. Indolente de nature, madame de La Fayette écrivit peu, et pour se distraire. On a d’elle quelques nouvelles ou petits romans, la Princesse de Montpensier (1660), Zayde (1610), à laquelle Segrais a collaboré, et à laquelle on a prétendu qu’il avait travaillé seul, la Princesse de Clèves (1618), le grand succès de madame de La Fayette, qu’on a voulu aussi lui enlever, la Comtesse de Tende, et les Mémoires de la cour de France pour les années 1688 et 1689. Madame de La Fayette survécut douze ans au duc de La Rochefoucauld, et ne fut délivrée de la vie qu’en 1693.

Morceaux choisis des classiques français du XVIIe siècle (prosateurs et poètes): précédés d’un tableau de la littérature française au XVIIe siècle – Napoléon Maurice Bernardin, C. Delagrave, 1809.

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