L’Huître, Boileau et La fontaine

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Boileau, La fontaine et l’Huître


 

Boileau : Épître II à l’abbé des Roches par Boileau.

La Justice, pesant ce droit litigieux,
Demande l’huître, l’ouvre, et l’avale à leurs yeux ;
Et par ce bel arrêt terminant la bataille:
« Tenez ; voilà, dit-elle, à chacun une écaille.
Des sottises d’autrui nous vivons au Palais.
Messieurs, l’huître était bonne. Adieu. Vivez en paix  .»

La Fontaine :  l’Huître et les Plaideurs

La Fontaine, livre IX :

Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille.

Le mérite de cette fable courte, mais un peu sèche, est dans ce trait, souvent cité, et qui est devenu proverbe. Chamfort fait de la fable de Boileau et de La Fontaine le parallèle suivant : « On voit quel avantage La Fontaine a sur Boileau. Celui-ci, à la vérité, a plus de précision ; mais il n’a pu éviter la sécheresse. N’ importe en quel chapitre est froid, et visiblement là pour la rime. Tous deux, avec dépens, veulent gagner leur cause : cela n’a pas besoin d’être dit; et les deux parties ne sont point distinguées par là des autres plaideurs. Les deux derniers vers, dans Boileau, sont plus plaisants que dans La Fontaine ; mais le mot sans dépens, de La Fontaine, équivaut à peu près à messieurs, l’huître était bonne- Dans La Fontaine, le discours des plaideurs anime la scène; l’arrivée de Perrin Dandin lui donne un air plus vrai que celle de la Justice, qui est un personnage allégorique. Je voudrais seulement que les deux pèlerins de La Fontaine fussent à jeun comme ceux de Boileau. Cette fable de l’Huître et les Plaideurs est devenue, en quelque sorte, un emblème de la Justice, et n’est pas moins connue que l’image qui représente cette divi­nité un bandeau sur les yeux et une balance à la main. »
Le sujet est tiré des Contes d’Eutrapel.

Œuvres poétiques de Boileau Despréaux, avec une notice biographique et littéraire et des notes par E. Geruzez

Nicolas Eugène Géruzez, né à Reims le 6 janvier 1799 et mort à Paris le 29 mai 1865, est un historien de la littérature et critique littéraire français.

  1. L’Huître et les Plaideurs, par Despréaux
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C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

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