Lettre à Monsieur Jannart IV

Lettre à Monsieur Jannart

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Lettre à Monsieur Jannart IV


Chaury, le 25 février 1658

Monsieur mon oncle,

J’ai montré votre lettre à mon père, qui est bien aise de ne plus devoir qu’à vous, et vous en écrit. Je crois que sa lettre peut tenir lieu de procuration. Le principal intérêt qu’il a en cette affaire est d’être déchargé envers tous du total de la rente, et de n’être plus obligé que pour sa part envers vous. Il vous supplie d’y prendre garde, et de ne point rembourser sa part que ma sœur n’ait aussi remboursé ou ne rembourse la sienne.
Mlle de La Fontaine a eu deux accès de fièvre depuis deux jours. Je crois que ce ne sera rien. Nous avons résolu d’aller incontinent après Pâques à Paris, pour accommoder notre affaire ; cependant je baise très humblement les mains à Mlle Jannart, avec votre permission, et suis, Monsieur mon oncle, votre, etc.

La Fontaine

Ces sept premières lettres , adressées à M. Jannart, ont été copiées par nous sur les originaux écrits de la main de La Fontaine. La première, la cinquième, et la septième, avoient déjà paru à la suite des Mémoires de Coulanges, p. 497 à 504, et avoient été insérées dans le t. XV de l’édition in-18 des Œuvres complètes de La Fontaine, publiées en 1820. Les cinq autres lettres étoient inédites. Les suscriptions ou adresses de ces lettres portent : A monsieur Jeannart, conseiller du roy, substitut de monsieur le procureur-général, sur le quay des Augustins. La Fontaine écrit toujours Jeannart; mais nous avons eu sous les yeux les minutes originales de plusieurs actes de famille, dont plusieurs sont signés de Jannart et de La Fontaine, qui démontrent que c’étoit à tort que notre poète ajoutoit un e à ce nom.

(Œuvres de Jean de La Fontaine, Charles A. Walckenaer – Lefèvre, 1823)

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •   
  •  

On vous recommande : l'Art de lire les fables

C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

Laisser un commentaire

Laissez un message, merci. Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.