Lettre à M…

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Lettre à M…

A Chaury, ce 29 avril

* Voici, Monsieur, ce qui a été perdu de l’Épître. Je vous fais mes très-humbles baisemains, et suis votre très-humble et très-obéissant serviteur et poète.

De La Fontaine,

 

Je finis et je vous souhaite
Une victoire très-complète,
Chance à tous jeux, de la santé,
Non pas pour une éternité;
Je suis en mes vœux plus modeste :
Pourvu que la bonté céleste
À vous, au Grand-Prieur, à moi,
Donne cent ans de bon aloi,
Je serai content du parlage :
Vous en méritez davantage,
Mais la raison d’un si bon lot
Ne se dit pas tout en un mot.

 

* Ce billet et les deux suivants nous ont été communiqués avec !a plus gracieuse obligeance par M. Boutron Charlard, qui a voué un culte à La Fontaine et qui s’est attaché à réunir dans sa riche collection d’autographes un grand nombre de pièces originales de son poète favori. Dans le premier billet, que nous imprimons ici pour la première fois, il est question de la fameuse épître au duc de Vendôme qui commence ainsi :


Prince vaillant, humain et sage….

(Paul Lacroix, Conservateur de la Bibliothèque de l’Arsenal. Œuvres inédites de J. de La Fontaine: avec diverses pièces en vers et en prose qui lui ont été attribuées – L. Hachette et Cie., 1863)

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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