Les Vers à soie et le Moucheron

Les Vers à soie et le Moucheron

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Les Vers à soie, en leur bobine,
Travailloient tous à qui mieux mieux.
» Avançons, disoient-ils, ce travail précieux
En quoi notre espèce raffine.
Fuyons l’oisiveté, bannissons la paresse
Du Moucheron qui vole autour de nous….
— Si je suis paresseux, dit-il, vous êtes fous,
Avec votre art et votre adresse!
Vous faites, je l’avoue, un ouvrage fort beau;
Mais il vous enferme au tombeau.
Pour moi, j’aime mieux ne rien faire,
Et je trouve, à ce prix, que la gloire est trop chère.
— Mais, en ne faisant rien que bruire dans les airs,
Se rend-on immortel? dirent alors les Vers.
— Immortel? Nullement; je mourrai comme un autre.
— Et tu trouves ton sort plus heureux que le nôtre?
Ah ! puisqu’également nous devons tous mourir,
Il nous faut, du moins, acquérir,
Par une illustre vie, une fin glorieuse;
Et c’est où doit buter toute âme généreuse. »

“Les Vers à soie et le Moucheron”

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