Les deux Mulets, Charles Beaulieu

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Dans un de ces marchés nommés Charabara.
Lieux, où toujours, grâce à la hâblerie,
Maquignon, maquignonera
Quiconque est écolier en l’art de tromperie :
Dans ces lieux, disons-nous, que fuit la bonne foi,
Deux mulets revendus, tout fiers de leur emploi,
Glosaient sur maint cheval,maint baudet,ou bourrique,
Qui n’avaient pas comme eux su plaire à la pratique.
Un âne se fâcha de leur ion goguenard.
L’un des mulets lui dit : Est-ce que par hasard ,
Tu ne sais pas qu’ici Ton regarde à l’échiné ,
Bien plus qu’à nos talents, bien plus qu’à notre mine?
La bête avait raison : Au pays du trafic,
L’esprit public,
Dans tout ce qui paraît être utile en affaire,
C’est le solide qu’il préfère.

Charles Beaulieu 18??-????

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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