La vie de La Fontaine

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La vie de La Fontaine


LETTRES : A la cour de Henri IV, à l’exemple du roi, on parlait patois, c’est à la marquise de Rambouillet, dont l’hôtel s’ouvrit dès 1608 aux beaux esprits, que l’on doit l’évolution qui, pour les mœurs va de la grossièreté à la galanterie et pour le langage de la vulgarité à la préciosité.
Les écrivains, poètes, philosophes…etc…
Les poètes Racan, Voiture, Scarron, Cyrano de Bergerac. Mme Deshouhères, Nicolas Boileau, Rotrou, Benserade, Vaugelas. Les historiens, mémorialistes : Sully, de Thou, Mézeray, cardinal de Retz, Mme de Sévigné, Mme de Maintenon. Les orateurs, théologiens ou moralistes : Bourdaloue, Fléchier, Fénelon, La Rochefoucauld…


autographe de La Fontaine

(1621-1695)

Jean de La Fontaine reçut de son père, qui était maître particulier des eaux et forêts, une assez médiocre éducation à Château-Thierry, sa ville natale ; à vingt ans, il entra chez les Oratoriens de Reims ; il en sortit dix-huit mois après, et vécut d’une vie assez dissipée jusqu’à vingt-six ans, âge où son père le maria et lui laissa sa charge. La Fontaine abandonna bientôt femme et charge pour s’établir à Paris. Ses distractions légendaires ne l’empêchèrent pas de trouver de nombreux protecteurs : le premier fut le surintendant Fouquet, auquel il resta fidèle dans le malheur ; puis vinrent les princes de Condé et de Conti les duc ? de Vendôme et de Bourgogne, les duchesses de Bouillon et d’Orléans, madame de Montespan, et surtout mesdames de la Sablière et d’Hervart ; il était lié avec Molière, Boileau et Racine, beaucoup plus jeunes que lui ; mais, à cause de la légèreté de quelques-unes de ses œuvres, il ne plut jamais à madame de Maintenon et à Louis XIV, qui ne se décida qu’avec peine à ratifier son élection à l’Académie (1684). La Fontaine se convertit à la fin de sa vie, et s’éteignit à 72 ans. Il avait rédigé lui-même son épitaphe en 1659 :

Jean s’en alla comme il était venu,
Mangea le fonds avec le revenu,
Tint les trésors chose peu nécessaire.
Quant à son temps, bien le sut dispenser ;
Deux parts en fil, dont il soûlait passer :
L’une à dormir et l’autre à ne rien faire.

La Fontaine a traité tous les genres, ou peut s’en faut: épîtres, ballades, élégies, relations poétiques, contes, poèmes mythologique, comme Adonis, didactique, comme le Quinquina, religieux, comme la Captivité de Saint-Malc, romans, comme les Amours de Psyché, opéras, comme Daphné et l’Astrée, comédies, comme l’Eunuque, imité de Térence, Ragotin, tiré du Roman comique de Scarron, le Florentin, un charmant petit acte dirigé contre Lully, la Coupe enchantée, en collaboration avec Champmeslé, etc. Il avait même eu des velléités de faire une tragédie et commencé un Achille. Mais c’est son recueil de Fables qui rend son nom immortel.

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Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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