La Mort et le Bûcheron

La Mort et le Bûcheron, La Fontaine

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Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé, marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos :
Sa femme, ses enfants , les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée,
Lui font d’un malheureux la peinture achevée 5.
Il appelle la mort. Elle vient sans tarder.
Lui demande ce qu’il faut faire.
C’est, dit-il, afin de m’aider.

  1. Le Bûcheron et la Mort par Despréaux
  2. La Fontaine moraliste : la Mort et le Bûcheron

 

« Les petits drames de notre fabuliste sont une imitation parfaite de la nature ; son style, plein de grâce, a toute la limpidité d'une pensée naïve et simple; néanmoins, on ne le comprend pas toujours. » Voltaire a dit aussi : « Les Fables de La Fontaine ont besoin de « notes, surtout pour l'instruction des étrangers. » Aimé-Martin

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