Jean de La Fontaine et les maximes M

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Chiffres Romains : le Livre – Chiffres Arabes : la fable.

Machine :

Ils disent donc
Que la bête est une machine,
Qu’en elle tout se fait sans choix et par ressorts :
Nul sentiment, point d’âme, en elle tout est corps. X, I.

Magie :

Il faut en revenir toujours à son destin,
C’est-à-dire à la loi par le ciel établie :
Parlez au diable, employez la magie,
Vous ne détournerez nul être de sa fin. IX, 7.

Magistrat :

D’un magistrat ignorant
C’est la robe qu’on salue. V. 14

Magot :

Notre magot prit pour ce coup
Le nom d’un port pour un nom d’homme. IV, 7.

Maigre :

Vous êtes maigre entrée, il faut maigre sortir.
Ce que je voua dis là, l’on le dit à bien d’autres. III. 17

Main :

Échevins, prévôt des marchands,
Tout fait sa main ; le plus habile
Donne aux autres l’exemple, et c’est un passe-temps
De leur voir nettoyer un monceau de pistoles. VIII, 7.

La main est le plus sûr et le plus prompt secours. X, 16.

Maître d’école :

Car, de lui demander quand, pourquoi, ni comment
Ce malheur est tombé sur elle,
Et perdre en vains discours cet utile moment
Comme eût fait un maître d’école, Il avait trop de jugement. XII. 15

Mal :

Nous ne croyons le mal que quand il est venu. I. 8.

Quand le mal est certain,
La plainte ni la peur ne changent le destin,
Et le moins prévoyant est toujours le plus sage. VIII, 12.

Malheur :

Quand le malheur ne serait bon
Qu’à mettre un sot à la raison,
Toujours serait-ce à juste cause
Qu’on le dit bon à quelque chose. VI. 7

Mangeurs :

Nous ne trouvons que trop de mangeurs ici-bas :
Ceux-ci sont courtisans, ceux-là sont magistrats. XLI, 13.

Marché :

Il est force gens…..
Qui prétendent n’agir que pour leur propre compte,
Et qui font le marché d’autrui. VIII, 13

Marquis : Marrons :

Tout marquis veut avoir des pages. I, 3

Bertrand dit à Raton : Frère, il faut aujourd’hui
Que tu fasses un coup de maître.
Tire-moi ces marrons. Si Dieu m’avait fait naître
Propre à tirer marrons du feu,
Certes, marrons verraient beau jeu. IX, 17.

  • Jean de la Fontaine et les maximes
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On vous recommande : l'Art de lire les fables

C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

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