Guillaume Colletet

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Guillaume Colletet


Guillaume Colletet est un poète et essayiste français, né le 12 mars 1598 et mort à Paris le 11 février 1659.Il était l’un des premiers membres de l’Académie française.

« Guillaume Colletet mourut le 10 février 1669, à l’âge de soixante-deux ans, étant né le 12 mars 1598. Après sa mort, la fraude qu’il avait employée pour faire une réputation de poète à sa femme se découvrit. Cette muse, qui avait fait tant de bruit, fut changée eu une femme commune, ignorante, et sotte. C’est alors que La Fontaine fit contre elle cette pièce de vers- Elle se nommait Claudine Lenain, et était la fille d’un tailleur de pierres, et de Marie Soyer, sa femme. Elle était servante chez Colletet le procureur, frère du poète. Ce dernier la séduisit, la prit avec lui, vécut un an avec elle, et l’épousa. C’étoit la troisième de ses servantes qu’il avait ainsi débauchées et épousées successivement. Cette dernière fut la plus jolie, et la seule qui devint célèbre par les vers que son mari faisait pour elle. Elle avait une nombreuse famille, que Colletet fut obligé de recevoir chez lui et de nourrir. Il eu composa une maison complète à sa femme, comme à une grande dame. Tallemant rapporte qu’un jour elle disait : « La multitude des valets est incommode : ma femme de charge me ferre la mule (c’était sa mère) ; ma cuisinière fait un feu enragé (c’était sa cousine) ; ma femme-de-chambre m’a égaré un de mes mouchoirs (c’était sa sœur) ; ma demoiselle de compagnie (c’était la fille de son mari), a tout roussi mon point de Venise. » Après la mort de Colletet, Claudine ne garda plus de mesure, et se fit entretenir par plusieurs amants, entre autres par l’abbé de Tallemant, et par l’abbé de Richelieu. Elle voulut un jour séduire Boileau, et ne put y parvenir. Quand elle eut perdu ses appas, elle épousa un homme de la lie du peuple, qui lui donna le goût de l’ivrognerie ; et elle mourut presque subitement, par suite de misère et de débauche.

(Charles Athanase Walckenaer)


Colletet avait été l’un des cinq auteurs qui formaient le conseil littéraire de Richelieu ; et, grâce aux largesses du cardinal, il avait pu acheter dans le faubourg SaintMarceau, tout à côté de l’ancien logement de Baïf, une maison que Ronsard avait autrefois habitée ; circonstances glorieuses qu’il ne se lassait pas de remémorer. Il y eut un moment les deux Colletet père et fils, et la bellemère de celuici, la bellemaman, comme il disait, se faisaient à qui mieux mieux en madrigaux les honneurs du Parnasse : ce qui devait prêter assez matière aux rieurs du temps (Mémoires de Critique et de Littérature, par d’Artigny, tome VI).

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