Fête de La Fontaine à Château-Thierry

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 Château-Thierry


 

Porte mérovingienne-, Château-Thierry
Porte mérovingienne, Château-Thierry

Château-Thierry, cette charmante petite ville situer si coquettement sur les bords de la Marne, à 93 kilomètres de Paris, a eu l’heureuse idée, depuis quelques années de fêter solennellement l’anniversaire

Le beffroi

patronal (24 juin et de naissance (8 juillet) du plus illustre de ses enfants, Jean de La Fontaine, et de convoquer par des trains de plaisir annuels, à cette fête du Bonhomme, toutes les villes environnantes, y compris Paris.

Mais ce qui offre au moins un intérêt aussi grand, c’est la maison du fabuliste, située dans la rue qui porte son nom depuis 1808 (autrefois rue des Cordeliers) et tout près des ruines imposantes du château qui a donné son nom à la ville (Castellum Teudtrici). Voici la description encore fort exacte qu’en a faite l’abbé Poquet, dans son histoire de Château-Thierry (1839) ;

« Elle est composée d’un corps de logis principal entre cour et jardin, décorée de trois ordres d’architecture, irréguliers dans quelques parties, ainsi qu’on le remarque fréquemment dans les constructions de la fin du seizième siècle ; la porte d’entrée, élevée sur un perron à double rampe, est surmontée d’un chambranle chargé de moulures et d’une frise en patinettes d’assez bon goût. La cour est fermée sur la rue par une porte cochère envi­ronnée en dedans et en dehors d’une arcade et de deux pilastres couronnés d’un fronton, et portant cette simple inscription : MAISON DE JEAN DE LA FONTAINE »

Maison natale de La Fontaine
Maison natale de La Fontaine

C’est dans cette maison que La Fontaine passa les plus belles années de sa jeunesse et qu’il aimait à revenir, lors de ses fréquente voyages de Paris, en com­pagnie de Molière, Racine et Boileau, qui y trouva les types si plaisants qu’il mit en scène dans sa fameuse satire du Repis. Aussi Château-Thierry est-il fier de pouvoir prouver à ses nombreux visiteurs qu’il tient à honneur la conservation intacte d’aussi précieux souvenirs ; et, voulant faire mieux encore, l’intelligente ville a élevé à sa porte une statue de marbre pour immortaliser les traits de l’homme illustre dont elle est fière à si bon droit. Sur la porte intérieure des ruines du château que représente notre dessin s’appuyait autrefois un donjon formidable ; c’est un reste fort curieux et très-rare des constructions   militaires mérovingiennes. Enfin, au centre de la ville, le beffroi, construit par Thibault le Grand, comte de Champagne, en 1120, et renfermant encore un magnifique escalier, une petite chapelle et la chambre du veilleur, complète les curiosités que nous recommandons aux visiteurs de Château-Thierry.

M.V.

Le Monde illustré, 1857

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C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

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