Contes de Jean de La Fontaine

Contes de Jean de La Fontaine

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Contes de Jean de La Fontaine :


1 – Les Contes ont empêché quelque temps leur auteur d’entrer à l’Académie. Ils valent pourtant les Fables, sans leur ressembler, et leur éloge n’est plus à faire ; ce serait apporter des chouettes à Minerve, des bûches à la forêt et de l’eau à la mer. ( Anatole Montaiglon, 1884)


2 –  Ces Contes, pour lesquels La Fontaine fut dénoncé à l’Académie et à Louis XIV, avoient obtenu deux fois le privi­lège du Roi pour l’impression, le 20 octobre 1665, et le 6 juin 1667. Le 5 avril 1676, il y eut une sentence ou ordonnance de police rendue contre le recueil intitulé : Nouveaux Contes de M. de La Fontaine. En dix ans, il s’était fait un grand chan­gement dans les idées du Gouvernement sur la décence des écrits destinés au public : la dévotion du Roi en était cause. Dans les commencements de son règne on voyait paraitre, avec privi­lège, des ouvrages ou les mots obscènes étaient prodigués.

Marais, auteur d’une Vie de La Fontaine, raconte que notre poète ayant voulu remettre lui-même au Roi la ballade dont j’ai parlé ci-dessus, s’était fait présenter par un grand seigneur ; mais qu’il avait bien longtemps cherché sa ballade dans ses poches sans l’y trouver, puisqu’il avait oublié de l’y mettre, et que le Roi lui avait dit avec bonté que ce serait pour une autre fois. (Vie de La Fontaine, par L.S. Auger. Fables, Jean de La Fontaine, Lefèvre, 1814.)


Préface des contes :

contes-la-fontaine3J’avais résolu de ne consentir à l’impression de ces Contes qu’après que j’y pourrais joindre ceux de Boccace qui sont le plus à mon goût ; mais quelques personnes m’ont conseille de donner dès à présent ce qui me reste de ces bagatelles, afin de ne pas laisser refroidir la curiosité de les voir, qui est encore en son premier feu. Je me suis rendu à cet avis sans beaucoup de peine, et j’ai cru pouvoir profiter de l’occasion…lire la suite


la-fontaine-et-la-museLes contes qui suivent n’ont jamais été groupés ainsi par la Fontaine, car il ne fit plus de recueil à part depuis la sentence d’interdiction prononcée par le lieutenant de police contre la IVe partie .

La Matrone d’Ephèse et Belphégor parurent en 1682, à la suite du Poème du Quinquina, aux pages 57-93 d’un volume in-12, publié, à Paris, chez Denis Thierry et Claude Barbun, qui contient aussi, après ces deux contes, les fragments de l’opéra de Galatée et l’opéra de Daphné. La Clochette, le Fleuve Scamandre, la Confidente sans le savoir, le Remède, les Aveux indiscrets, sont aux pages 137-189 du tome I des Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucrois et de la Lontaine, à Paris, chez Claude Barbin, 1685 (2 volumes in-12) : ils ont été réimprimés tous les cinq, avec la Matrone d’Éphèse et Belphégor, dans l’édition de Henry Desbordes, Amsterdam, 1686, in-12, et, avec les figures de Romain de Hooge, dans celle de Pierre Brunel, Amsterdam, 1696, in-8°.
La Clochette l’avait été déjà au tome I de l’impression hollandaise de 1685. Le conte des Quiproquo a vu le jour pour la première fois dans les œuvres posthumes de M. de la Fontaine, publiées à Paris, en 1696, chez Jean Pohier, 1 volume in-12, p. 151 – 160; il fut joint, en 1699, à un choix de pièces galantes ( Utrecht, Antoine Schouten, 1 volume in-12), et en 1705, à un recueil de contes (Amsterdam, Pierre Brunel, 1 volume in-12)….

(Commentaires tirés des “Œuvres de J. de La Fontaine” nouvelle édition revue sur les plus anciennes impressions et les autographes, et augmentée de notices, de notes, d’un lexique… etc., par M. Henri Regnier… Hachette (Paris) 1883-1897)

 

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C’est à l’usage de ceux qui lisent mal les Fables de La Fontaine, et de ceux qui es lisent trop bien, que nous publions ces essais de lecture à haute voix ou de récitation. La méthode, s’il est permis de donner ce nom ‘à une nouvelle disposition typographique, est simple et d’une application facile. Elle consiste seulement à suivre, en lisant, les indications suivantes qui ont rapport à la ponctuation, au trait —, au double trait =, à l’alinéa et aux mots italiques. La ponctuation simple — représente une pause variable...

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