Conte: Le Villageois

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icon-angle-double-right Contes de La Fontaine

Conte tiré des cent nouvelles

Un villageois ayant perdu son veau,
L’alla chercher dans la forêt prochaine.
Il se plaça sur l’arbre le plus beau,
Pour mieux entendre, et pour voir dans la plaine.
Vient une dame avec un jouvenceau.
Le lieu leur plaît, l’eau leur vient à la bouche:
Et le galant, qui sur l’herbe la couche,
Crie en voyant je ne sais quels appas:
O dieux, que vois-je, et que ne vois-je pas!
Sans dire quoi: car c’étaient lettres closes.
Lors le manant les arrêtant tout coi:
Homme de bien, qui voyez tant de choses,
Voyez-vous point mon veau? dites-le moi.

“Conte: Le Villageois”

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« Les petits drames de notre fabuliste sont une imitation parfaite de la nature ; son style, plein de grâce, a toute la limpidité d'une pensée naïve et simple; néanmoins, on ne le comprend pas toujours. » Voltaire a dit aussi : « Les Fables de La Fontaine ont besoin de « notes, surtout pour l'instruction des étrangers. » Aimé-Martin

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