Conte: La Mandragore

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Contes

Jean de La Fontaine – Conte : La Mandragore

Nouvelle tirée de Machiavel

Au présent conte on verra la sottise
D’un Florentin. Il avait femme prise,
Honnête et sage autant qu’il est besoin;
Jeune pourtant, du reste toute belle:
Et n’eut-on cru de jouissance telle
Dans le pays, ni même encor plus loin.
Chacun l’aimait, chacun la jugeait digne
D’un autre époux: car, quant à celui-ci,
Qu’on appelait Nicia Calfucci,
Ce fut un sot en son temps très insigne.
Bien le montra lorsque, bon gré, mal gré,
Il résolut d’être père appelé;
Crut qu’il ferait beaucoup pour sa patrie
S’il la pouvait orner de Calfuccis.
Sainte ni saint n’était en paradis
Qui de ses voeux n’eût la tête étourdie.
Tous ne savaient où mettre ses présents.
Il consultait matrones, charlatans,
Diseurs de mots, experts sur cette affaire:
Le tout en vain: car il ne put tant faire
Que d’être père. Il était buté là,
Quand un jeune homme, après avoir en France
Etudié, s’en revint à Florence,
Aussi leurré qu’aucun de par delà;
Propre, galant, cherchant partout fortune,
Bien fait de corps, bien voulu de chacune.
Il sut dans peu la carte du pays;
Connut les bons et les méchants maris,
Et de quel bois se chauffaient leurs femelles;
Quels surveillants ils avaient mis près d’elles;
Les si, les car, enfin tous les détours;
Comment gagner les confidents d’amours,
Et la nourrice, et le confesseur même,
Jusques au chien; tout y fait quand on aime.
Tout tend aux fins, dont un seul iota
N’étant omis, d’abord le personnage
Jette son plomb sur Messer Nicia,
Pour lui donner l’ordre de Cocuage.
Hardi dessein! L’épouse de léans
A dire vrai recevait bien les gens;
Mais c’était tout: aucun de ses amants
Ne s’en pouvait promettre davantage.
Celui-ci seul, Callimaque nommé,
Dès qu’il parut fut très fort à son gré.
Le galant donc près de la forteresse
Assied son camp, vous investit Lucrèce,
Qui ne manqua de faire la tigresse
A l’ordinaire, et l’envoya jouer.
Il ne savait à quel saint se vouer,
Quand le mari, par sa sottise extrême,
Lui fit juger qu’il n’était stratagème,
Panneau n’était, tant étrange semblât,
Où le pauvre homme à la fin ne donnât,
De tout son coeur, et ne s’en affublât.
L’amant et lui, comme étant gens d’étude,
Avaient entre eux lié quelque habitude:
Car Nice était docteur en droit canon:
Mieux eût valu l’être en autre science,
Et qu’il n’eût pris si grande confiance
En Callimaque. Un jour au compagnon
Il se plaignit de se voir sans lignée.
A qui la faute? il était vert galant,
Lucrèce jeune, et drue, et bien taillée:
Lorsque j’étais à Paris, dit l’amant,
Un curieux y passa d’aventure.
Je l’allai voir: il m’apprit cent secrets:
Entre autres un pour avoir géniture:
Et n’était chose à son compte plus sûre:
Le grand Mogor l’avait avec succès
Depuis deux ans, éprouvé sur sa femme.
Mainte princesse, et mainte et mainte dame
En avait fait aussi d’heureux essais.
Il disait vrai, j’en ai vu des effets.
Cette recette est une médecine
Faite du jus de certaine racine,
Ayant pour nom mandragore; et ce jus
Pris par la femme opère beaucoup plus
Que ne fit onc nulle ombre monacale
D’aucun couvent, de jeunes frères plein:
Dans dix mois d’hui je vous fais père enfin,
Sans demander un plus long intervalle.
Et touchez là: dans dix mois et devant
Nous porterons au baptême l’enfant.
– Dites-vous vrai? repartit Messer Nice:
Vous me rendez un merveilleux office.
– Vrai? Je l’ai vu: faut-il répéter tant?
Vous moquez-vous d’en douter seulement?
Par votre foi, le Mogol est-il homme
Que l’on osât de la sorte affronter?
Ce curieux en toucha telle somme
Qu’il n’eut sujet de s’en mécontenter.
Nice reprit: Voilà chose admirable!
Et qui doit être à Lucrèce agréable!
Quand lui verrai-je un poupon sur le sein?
Notre féal, vous serez le parrain;
C’est la raison: dès hui je vous en prie.
– Tout doux, reprit alors notre galant;
Ne soyez pas si prompt, je vous supplie.
Vous allez vite: il faut auparavant
Vous dire tout. Un mal est dans l’affaire:
Mais ici-bas put-on jamais tant faire
Que de trouver un bien pur et sans mal?
Ce jus doué de vertu tant insigne
Porte d’ailleurs qualité très maligne.
Presque toujours il se trouve fatal
A celui-là qui le premier caresse
La patiente; et souvent on en meurt.
Nice reprit aussitôt: Serviteur!
Plus de votre herbe: et laissons là Lucrèce
Telle qu’elle est: bien grand merci du soin.
Que servira, moi mort, si je suis père?
Pourvoyez-vous de quelque autre compère:
C’est trop de peine, il n’en est pas besoin.
L’amant lui dit: Quel esprit est le vôtre!
Toujours il va d’un excès dans un autre.
Le grand désir de vous voir un enfant
Vous transportait naguère d’allégresse:
Et vous voilà, tant vous avez de presse,
Découragé sans attendre un moment.
Oyez le reste; et sachez que Nature
A mis remède à tout, fors à la mort.
Qu’est-il de faire afin que l’aventure
Nous réussisse, et qu’elle aille à bon port?
Il nous faudra choisir quelque jeune homme
D’entre le peuple; un pauvre malheureux,
Qui vous précède au combat amoureux;
Tente la voie, attire et prenne en somme
Tout le venin: puis, le danger ôté,
Il conviendra que de votre côté
Vous agissiez sans tarder davantage;
Car soyez sûr d’être alors garanti.
Il nous faut faire in anima vili
Ce premier pas; et prendre un personnage
Lourd et de peu, mais qui ne soit pourtant
Mal fait de corps, ni par trop dégoûtant,
Ni d’un toucher si rude et si sauvage
Qu’à votre femme un supplice ce soit.
Nous savons bien que madame Lucrèce,
Accoutumée à la délicatesse
De Nicia, trop de peine en aurait:
Même il se peut qu’en venant à la chose
Jamais son coeur n’y voudrait consentir.
Or ai-je dit un jeune homme, et pour cause:
Car plus sera d’âge pour bien agir,
Moins laissera de venin, sans nul doute:
Je vous promets qu’il n’en laissera goutte.
Nice d’abord eut peine à digérer
L’expédient; allégua le danger,
Et l’infamie: il en serait en peine:
Le magistrat pourrait le rechercher
Sur le soupçon d’une mort si soudaine.
Empoisonner un de ses citadins!
Lucrèce était échappée aux blondins,
On l’allait mettre entre les bras d’un rustre!
Je suis d’avis qu’on prenne un homme illustre,
Dit Callimaque, ou quelqu’un qui bientôt
En mille endroits cornera le mystère!
Sottise et peur contiendront ce pitaud.
Au pis aller, l’argent le fera taire.
Votre moitié n’ayant lieu de s’y plaire,
Et le coquin même n’y songeant pas,
Vous ne tombez proprement dans le cas
De cocuage. Il n’est pas dit encore
Qu’un tel paillard ne résiste au poison;
Et ce nous est une double raison
De le choisir tel que la mandragore
Consume en vain sur lui tout son venin.
Car quand je dis qu’on meurt, je n’entends dire
Assurément. Il vous faudra demain
Faire choisir sur la brune le sire:
Et dès ce soir donner la potion.
J’en ai chez moi de la confection.
Gardez-vous bien au reste, Messer Nice,
D’aller paraître en aucune façon.
Ligurio choisira le garçon;
C’est là son fait: laissez-lui cet office.
Vous vous pouvez fier à ce valet
Comme à vous-même: il est sage et discret.
J’oublie encor que, pour plus d’assurance,
On bandera les yeux à ce paillard:
Il ne saura qui, quoi, n’en quelle part,
N’en quel logis, ni si dedans Florence,
Ou bien dehors, on vous l’aura mené.
Par Nicia le tout fut approuvé.
Restait sans plus d’y disposer sa femme.
De prime face elle crut qu’on riait;
Puis se fâcha; puis jura sur son âme
Que mille fois plutôt on la tuerait.
Que dirait-on si le bruit en courait?
Outre l’offense et péché trop énorme,
Calfuce et Dieu savaient que de tout temps
Elle avait craint ces devoirs complaisants,
Qu’elle endurait seulement pour la forme.
Puis il viendrait quelque mâtin difforme
L’incommoder, la mettre sur les dents?
Suis-je de taille à souffrir toutes gens?
Quoi! recevoir un pitaud dans ma couche?
Puis-je y songer qu’avecque du dédain?
Et, par saint Jean, ni pitaud, ni blondin,
Ni roi, ni roc ne feront qu’autre touche,
Que Nicia, jamais onc à ma peau.
Lucrèce étant de la sorte arrêtée,
On eut recours à frère Timothée.
Il la prêcha, mais si bien et si beau,
Qu’elle donna les mains par pénitence.
On l’assura de plus qu’on choisirait
Quelque garçon d’honnête corpulence,
Non trop rustaud; et qui ne lui ferait
Mal ni dégoût. La potion fut prise.
Le lendemain notre amant se déguise,
Et s’enfarine en vrai garçon meunier;
Un faux menton, barbe d’étrange guise;
Mieux ne pouvait se métamorphoser.
Ligurio qui de la faciende *
Et du complot avait toujours été,
Trouve l’amant tout tel qu’il le demande,
Et, ne doutant qu’on n’y fût attrapé,
Sur le minuit le mène à Messer Nice;
Les yeux bandés, le poil teint, et si bien
Que notre époux ne reconnut en rien
Le compagnon. Dans le lit il se glisse
En grand silence: en grand silence aussi
La patiente attend sa destinée;
Bien blanchement et ce soir atournée.
Voire, ce soir? atournée! et pour qui?
– Pour qui? j’entends: n’est-ce pas que la dame
Pour un meunier prenait trop de souci?
Vous vous trompez; le sexe en use ainsi.
Meuniers ou rois, il veut plaire à toute âme.
C’est double honneur, ce semble, en une femme,
Quand son mérite échauffe un esprit lourd,
Et fait aimer les coeurs nés sans amour.
Le travesti changea de personnage,
Sitôt qu’il eut dame de tel corsage
A ses côtés, et qu’il fut dans le lit.
Plus de meunier; la galande sentit
Auprès de soi la peau d’un honnête homme.
Et ne croyez qu’on employât au somme
De tels moments. Elle disait tout bas:
Qu’est ceci donc? Ce compagnon n’est pas
Tel que j’ai cru: le drôle a la peau fine.
C’est grand dommage: il ne mérite, hélas!
Un tel destin: j’ai regret qu’au trépas
Chaque moment de plaisir l’achemine.
Tandis l’époux, enrôlé tout de bon,
De sa moitié plaignait bien fort la peine.
Ce fut avec une fierté de reine
Qu’elle donna la première façon
De cocuage; et pour le décoron
Point ne voulut y joindre ses caresses.
A ce garçon la perle des Lucrèces
Prendrait du goût? Quand le premier venin
Fut emporté, notre amant prit la main
De sa maîtresse; et de baisers de flamme
La parcourant: Pardon, dit-il, Madame.
Ne vous fâchez du tour qu’on vous a fait;
C’est Callimaque: approuvez son martyre.
Vous ne sauriez ce coup vous en dédire.
Votre rigueur n’est plus d’aucun effet.
S’il est fatal toutefois que j’expire,
J’en suis content: vous avez dans vos mains
Un moyen sûr de me priver de vie;
Et le plaisir, bien mieux qu’aucuns venins,
M’achèvera; tout le reste est folie.
Lucrèce avait jusque-là résisté;
Non par défaut de bonne volonté;
Ni que l’amant ne plût fort à la belle:
Mais la pudeur et la simplicité
L’avaient rendue ingrate en dépit d’elle.
Sans dire mot, sans oser respirer,
Pleine de honte et d’amour tout ensemble,
Elle se met aussitôt à pleurer.
A son amant peut-elle se montrer
Après cela? qu’en pourra-t-il penser?
Dit-elle en soi; et qu’est-ce qu’il lui semble?
J’ai bien manqué de courage et d’esprit.
Incontinent un excès de dépit
Saisit son coeur; et fait que la pauvrette
Tourne la tête, et vers le coin du lit
Se va cacher pour dernière retraite.
Elle y voulut tenir bon, mais en vain.
Ne lui restant que ce peu de terrain,
La place fut incontinent rendue.
Le vainqueur l’eut à sa discrétion;
Il en usa selon sa passion:
Et plus ne fut de larme répandue.
Honte cessa; scrupule autant en fit.
Heureux sont ceux qu’on trompe à leur profit.
L’aurore vint trop tôt pour Callimaque,
Trop tôt encor pour l’objet de ses voeux.
Il faut, dit-il, beaucoup plus d’une attaque
Contre un venin tenu si dangereux.
Les jours suivants notre couple amoureux
Y sut pourvoir: l’époux ne tarda guères
Qu’il n’eût atteint tous ses autres confrères.
Pour ce coup-là fallut se séparer.
L’amant courut chez soi se recoucher.
A peine au lit il s’était mis encore,
Que notre époux, joyeux et triomphant,
Le va trouver, et lui conte comment
S’était passé le jus de mandragore.
D’abord, dit-il, j’allai tout doucement
Auprès du lit écouter si le sire
S’approcherait, et s’il en voudrait dire.
Puis je priai notre épouse tout bas
Qu’elle lui fît quelque peu de caresse,
Et ne craignît de gâter ses appas.
C’était au plus une nuit d’embarras.
Et ne pensez, ce lui dis-je, Lucrèce,
Ni l’un ni l’autre en ceci me tromper;
Je saurai tout; Nice se peut vanter
D’être homme à qui l’on n’en donne à garder. *
Vous savez bien qu’il y va de ma vie:
N’allez donc point faire la renchérie:
Montrez par là que vous savez aimer
Votre mari plus qu’on ne croit encore:
C’est un beau champ. Que si cette pécore
Fait le honteux, envoyez sans tarder
M’en avertir; car je me vais coucher:
Et n’y manquez; nous y mettrons bon ordre.
Besoin n’en eus: tout fut bien jusqu’au bout.
Savez-vous bien que ce rustre y prit goût?
Le drôle avait tantôt peine à démordre.
J’en ai pitié; je le plains, après tout.
N’y songeons plus; qu’il meure, et qu’on l’enterre.
Et quant à vous venez nous voir souvent.
Nargue de ceux qui me faisaient la guerre;
Dans neuf mois d’hui je leur livre un enfant.

Notes de Louis Moland :

La Mandragore

mandragore_la_fontaineLa Mandragore. La Fontaine a fait son conte avec le canevas de la célèbre comédie de Machiavel la Mandragola, composée en 1504 (c’est la date communément fixée par les érudits).
La Fontaine a pris la plupart des personnages de la comédie, sans changer leurs noms : Callimaco, messer Nicia Cal-fucci, Lucrezia sa femme, frate Timoteo et Ligurio, le malin parasite, le meneur de l’intrigue. Seulement le rôle de ces deux derniers personnages, si considérable dans la comédie, est à peine indiqué dans le conte. Siro, le valet de Callimaco, et Sostrata, la mère de Lucrezia, ont totalement disparu.
La Fontaine a, d’autre part, trouvé le secret d’ajouter quelques traits ingénieux au chef-d’œuvre comique de Fauteur florentin. (Voy. p. 25, note 1.)
La mandragore était au moyen âge l’objet de nombreuses superstitions. Donnons-en une idée en reproduisant ce qu’en dit dans son Bestiaire Philippe de Thaun, d’après Isidore de Séville. Isidore de Séville vivait au commencement du VIe siècle. Celui de ses nombreux ouvrages que traduit Philippe de Thaun est intitulé Originum sive Etymologiarum libri XX. Philippe de Thaun écrivit son Bestiaire vers 1125 ; cet ouvrage est un des premiers monuments de la poésie française. Nous n’en reproduisons pas ici le texte un peu trop ardu; nous l’avons donné dans le recueil des Poètes français, publié chez Gide en 1861.  Nous nous bornerons à citer la traduction vers pour vers :

LA  MANDRAGORE.

 De mandragora et ejus natura et quid valet et quomodo cognoscitur.
Isidore dit de la mandragore qu’elle a deux racines
Qui ont la forme d’homme et de femme.
La racine femelle a toute la ressemblance d’une jeune fille ;
Sa feuille est la même que celle de la laitue.
La racine maie porte seule la feuille propre à la plante.
Il faut de l’adresse pour la cueillir. Écoutez comment on s’y prend.

On aperçoit aisément quelque rapport entre ces anciennes superstitions qui avaient été longtemps populaires et le moyen mis en usage pour mystifier le crédule Nicia.

* Faciende. Affaire, cabale, intrigue. « Nous, à ceste heure, n’avons autre faciende que rendre coingnées perdues. » (Rabelais.) « Ils savent toutes vos faciendes et à Rome, et à Madrid, et en Savoie, et en Allemagne. » (Satire Ménippée) « Le roi résolut de s’approcher de Paris, à cause de plusieurs pratiques qui se faisoient de toutes parts, comme si les exploits militaires eussent quitté la place aux faciendes et débats de paroles. » (Sully.) « M. Albert, qui est lieutenant de police (à Paris), placé par M. Turgot, et de sa faciende, ne pourroit pas s’accorder avec M. de Sartine. » (Mme du Deffand.)

* D’être homme à qui l’on n’en donne à garder. C’est ce que dit plus expressément encore messer Nicia, dans la comédie de Machiavel : « Messilo al letto, ed innanzi mi partissi volsi toccar con la mano come la cosa andava ; ch’io non son uso ad essermi dato ad intendere lucciole per lenterne. (Je ne suis pas accoutumé à me laisser donner des vers luisants pour des lanternes.) (Mandragola. atto V, scena II.)
Toutefois, dans la Mandragola, ce trait fait simplement partie du récit que messer Nicia fait à Ligurio après l’événement, tandis que, dans La Fontaine, il appartient au discours que le mari a tenu à Lucrèce, pour la soumettre à ce qu’il exigeait d’elle, ce qui est plus ingénieux et plus piquant.

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