Conte: Alix malade

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icon-angle-double-right Contes de La Fontaine

Alix malade, se sentant presser,
Quelqu’un lui dit : il te faut confesser;
Voulez-vous pas mettre en repos votre ame ?
Oui, je le veux, lui répondit la dame;
Quà père André l’on aille de ce pas;
Car il entend d’ordinaire mon cas.
Un messager y court en diligence,
Sonne au couvent de toute sa puissance.
Qui venez-vous demander ? lui dit-on.
C’est père André, celui qui, d’ordinaire,
Entend Alix dans sa confession.
Vous demandez, reprit alors un frère,
Le père André , le confesseur d’Alix ?
Il est bien loin :hélàs ! le pauvre père,
Depuis dix ans, confesse au paradis.

“Conte: Alix malade”

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« Les petits drames de notre fabuliste sont une imitation parfaite de la nature ; son style, plein de grâce, a toute la limpidité d'une pensée naïve et simple; néanmoins, on ne le comprend pas toujours. » Voltaire a dit aussi : « Les Fables de La Fontaine ont besoin de « notes, surtout pour l'instruction des étrangers. » Aimé-Martin

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