Colin, conte inédit de La Fontaine

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Colin, faisant préparer sa maison
Pour recevoir son épousée,
Touva sa servante Alison
Au plaisir de l’amour fortement disposée.
Sans perdre le temps à songer,
Il se servit de l’heure du berger,
Et commençoit l’amoureux badinage
Quand sa mère arrivant le surprit sur le fait,
Et lui dit : « Insolent ! ce soir, à ton souhait,
N’auras-tu pas un joli pucelage ? »
Colin, sans s’étonner, dit : « Ma mère, tout beau !
Ne vous mettez pas en colère :
Je ne gâte point le mystère,
J’aiguise seulement pour ce soir mon couteau. »

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« Les petits drames de notre fabuliste sont une imitation parfaite de la nature ; son style, plein de grâce, a toute la limpidité d'une pensée naïve et simple; néanmoins, on ne le comprend pas toujours. » Voltaire a dit aussi : « Les Fables de La Fontaine ont besoin de « notes, surtout pour l'instruction des étrangers. » Aimé-Martin

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