Clodomir Joseph Rouzé

Analyses, observations et commentaires de Clodomir Joseph Rouzé

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Analyses, observations et commentaires de Clodomir Joseph Rouzé sur les fables de La Fontaine :


Clodomir Joseph Rouzé est né à Ecaillon le 23 avril 1832 , décédé le 5 septembre 1915, à Condé sur Escaut.
– Analyses littéraires de fables de La Fontaine et de morceaux choisis. 1886.

Fables analysées par Clodomir Rouzé :

  1. La Cigale et la Fourmi
  2. Le Corbeau et le Renard
  3. Le loup et le chien
  4. La besace
  5. L’Avare qui a perdu son trésor
  6. Le Loup et l’Agneau
  7. Le Chêne et le Roseau
  8. La Mouche et la Fourmi
  9. Le loup et la cigogne
  10. L’Hirondelle et les petits Oiseaux
  11. Le Rossignol

Les fables de la Fontaine renferment des préceptes pour les hommes de toutes les conditions. Depuis le monarque, assis sur son trône, jusqu’au misérable bûcheron, courbé sous le fagot qu’il vient de ramasser dans la forêt, tous peuvent y trouver des enseignements pour toutes les situations de la vie. Avec un courage dont on citerait peu d’exemples sous le règne du grand roi, il dénonce l’injustice, les exactions, les persécutions, les pillages, si haut placés que soient les coupables. Non content de dénoncer la cruauté du lion, la bassesse ou la perfidie des fauves qui forment sa cour, il excite notre pitié en faveur de ce pauvre baudet, de ce malheureux pelé, de ce sympathique galeux, taillable et corvéable à volonté, en qui se personnifie le peuple dont la Bruyère a dépeint la misère dans un si lamentable tableau.
Rendons par conséquent justice à l’esprit d’indépendance qui anime la plupart des fables de ce poète, dont le corps, il faut bien l’avouer, fut toute sa vie si dépendant.
Il ne ménage la vérité ni aux rois ni aux puissants de la terre. Voici ce qu’il dit de leur équité :

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
(Animaux malades de la peste.)

(Rouzé, Clodomir. Analyses littéraires de fables de La Fontaine et de morceaux choisis, par C. Rouzé, 1886.)

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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