Citations et maximes de Jean de La Fontaine

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Chiffres Romains : le Livre – Chiffres Arabes : la fable.

Le Lapin ….. Je priai mon lapin de ne plus avoir d’humeur, et je lui dis que j’aurais soin de lui et de ses camarades, s’il s’en trouvait encore. Il me promît de me dire ce qu’il disait à La Fontaine, et de me mener chez ses vieux amis. Il m’y mena en effet. Sa grenouille, qui n’était pas tout-à-fait morte, quoiqu’il l’eût dit, était de la plus grande modestie, en comparaison des autres animaux que nous voyons tous les jours : ses crapauds, ses cigales chantaient mieux que nos rossignols : ses loups valaient mieux que nos moutons. Adieu, petit lapin, je vais retourner dans mes bois, à mes champs et à mon verger. J’élèverai une statue à La Fontaine, et je passerai ma vie avec les bêtes de ce bonhomme.
Le Prince de Ligne.

Absence :

L’absence est le plus grand des maux. IX, 2

L’absence est aussi bien un remède à la haine.
Qu’un appareil contre l’amour. X, 12

Absurde :

Quand l’absurde est outré, l’on lui fait trop d’honneur
De vouloir, par raison, combattre son erreur :
Enchérir est plus court, sans s’échauffer la bile. IX, 1

Abus :

Alléguer l’impossible aux rois, c’est un abus. VIII, 3

Accommodant :

Les plus accommodants, ce sont les plus habiles. VII, 4

Accoutumance :

L’accoutumance ainsi nous rend tout familier. IV, 10

Affaire :

Quand on pense sortir d’une mauvaise affaire,
On s’enfonce encor plus avant. V, 6

Croit-il être le seul qui ne soit pas content?
N’ai-je en l’esprit que son affaire? VI, 11

Piegarde ce mouton, a-t-il dit un seul mot?
Il est sage. — Il est un sot,
Repartit le cochon : s’il savoit son affaire,
Il crieroit comme moi du haut de son gosier. VIII, 12

Avant l’affaire,
Le roi, l’âne, ou moi, nous mourrons. VI, 19

Aide :

Hercule veut qu’on se remue;
Puis il aide les gens. . . .
Aide-toi, le ciel t’aidera. VI, 18

Aïeux, voy. Laridon.

Aigle :

Ses repas ne sont point repas à la légère.

A jeun :

Vraiment, nous voici bien! lorsque je suis à jeun,
Tu me viens parler de musique! IX, 18

Aimer :

Hélas! quand reviendront de semblables moments !…
Ai-je passé le temps d’aimer? IX, 2

Ainesse, voy. Apologue.

Ambition :
…….qui n’a dans la tête
Un petit grain d’ambition? X, 10

Âme

…….Si le bois fait la flamme,
La flamme, en s’épurant, peut-elle pas de l’âme
Nous donner quelque idée? et sort-il pas de l’or
Des entrailles du plomb?… X, 1

Ami

Chacun se dit ami; mais fou qui s’y repose:
Rien n’est plus commun que ce nom ;
Rien n’est plus rare que la chose. IV, 17

Il n’est meilleur ami ni parent que soi-même. IV, 22
Deux vrais amis vivoient au Monomotapa;
L’un ne possédoit rien qui n’appartînt à l’autre.
Les amis de ce pays-là
Valent bien, dit-on, ceux du nôtre. VIII, 11

Qu’un ami véritable est une douce chose ! . . . .
Un songe, un rien, tout lui fait peur. Ibid.

Voy. Ennemi.

Amour :

Amour est un étrange maître ! IV, 1

Amour, Amour, quand tu nous tiens.
On peut bien dire : Adieu, prudence. Ibid.

Tout est mystère dans l’Amour,
Ses flèches, son carquois, son flambeau, sou enfance :
Ce n’est pas l’ouvrage d’un jour
Que d’épuiser cette science. XII, 14

Amour-propre :

……….C’est le père,
C’est l’auteur de tous les défauts
Que l’on remarque aux animaux. XI, 5

Ami :

Le plus âne des trois n’est pas celui qu’un pense. III, 1

Je suis âne, il est vrai, j’en conviens, je l’avoue;
Mais que dorénavant on me blâme, on me loue.
Qu’on dise quelque chose, ou qu’on ne dise rien,
J’en veux faire à ma tête. Il le fit, et fit bien. Ibid.

Ces ânes, non contents de s’être ainsi grattés,
S’en allèrent dans les cités
L’un l’autre se prôner : chacun d’eux croyoit faire.
En prisant ses pareils, une fort bonne affaire. XI, 3

Anglois:

… Les Anglois pensent profondément ;
Leur esprit, en cela, suit leur tempérament;
Creusant dans les sujets, et forts d’expériences,
Ils étendent partout l’empire des sciences. XII, 23

Anier :

Un Anier, son sceptre à la main
Menoit en empereur romain
Deux coursiers à longues oreilles. II, 10

Animal :

Tout animal n’a pas toutes propriétés. . .
Les uns ont la grandeur et la force en partage;
Le faucon est léger, l’aigle plein de courage. . .
Tous sont contents de leur ramage. II, 17

Annibal :

Je crois voir Annibal, qui, pressé des Romains,
Met leurs chefs en défaut, ou leur donne le change.
Et sait, en vieux renard, s’échapper de leurs mains. XII, 23

Antre :

…..Dans cet antre
Je vois fort bien comme l’on entre,
Et ne vois pas comme on en sort. VI, 11

Au point:

Bien ne sert de courir, il faut partir à point. VI, 10

Apologue :

L’invention des arts étant un droit d’aînesse.
Nous devons l’apologue à l’ancienne Grèce;
Mais ce champ ne se peut tellement moissonner
Que les derniers venus n’y trouvent à glaner. III, 1

Apparence:

Il ne faut point Juger les gens sur l’apparence. XI, 1

Appétit :

A l’heure dite, il courut au logis
De la cigogne, son hôtesse ;
Loua très-fort sa politesse,
Trouva le dîner cuit à point :
Bon appétit surtout; renards n’en manquent point. I, 18

Aquilon :

Tout vous est aquilon, tout me semble zéphyr. I, 11

Arbre :

Un rustre l’abattoit, c’étoit là son loyer.
Quoique, pendant tout l’an, libéral il nous donne
Ou des fleurs au printemps, ou du fruit en automue;
L’ombre, l’été ; l’hiver, les plaisirs du foyer.
Que ne l’émondoit-on, sans prendre la cognée? X, 2

Argent :

Tout le jour il avoit l’œil au guet ; et la nuit.
Si quelque chat faisoit du bruit. Le chat prenoit l’argent. VIII, 2

Artisan :

A l’œuvre on connolt l’artisan. I, 21

Attendre (s’) :

Ne t’attends qu’à toi seul. IV, 22

Auteur :

Un auteur gâte tout quand il veut trop bien faire. V, 1

Avarice :

L’avarice perd tout en voulant tout gagner. V, 13

Fureur d’accumuler; monstre de qui les yeux
Regardent comme un point tous les bienfaits des Dieux,
Te combattrai-je en vain sans cesse en cet ouvrage? VIII. 27

Un pince-maille avoit tant amassé
Qu’il ne savoit où loger sa finance.
L’avarice, compagne et sœur de l’ignorance,
Le rendoit fort embarrassé. . . X, 5

Avenir, voy. Espoir:

Avocat :

L’affaire est consultée; et tous les avocats
Après avoir tourné le cas En cent et cent mille manières,
Y jettent leur bonnet, se confessent vaincus. … II, 20

Puisqu’on plaide et qu’on meurt, et qu’on devient malade.
Il faut des médecins, il faut des avocats;
Ces secours, grâce à Dieu, ne nous manqueront pas :
Les honneurs et le gain, tout me le persuade. XII, 27

  • Citations et vers maximes de Jean de La Fontaine

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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