Chanson V. Sur Aminte

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Chanson V.* Sur Aminte


Si nos langueurs et notre plainte
Faisoient perdre à la jeune Aminte
Ou quelque charme ou quelque amant,
On pourrait fléchir la cruelle;
Mais lorsque je la vois rire de mon tourment,
Je ne l’en trouve que plus belle.**

* OEuvres posthumes, p. 248, et OEuvres diverses, édit. 1729, t. I,
** On trouvera une autre chanson de La Fontaine dans la lettre à Racine, à la date du 6 juin 1686.
p. 124. Imitation de ces vers d’Horace :

Ulla si juris tibi pejerati
Poena, Barine, nocuisset unquam ;
Dente si nigro fieres, vel uno
Turpior ungui,
Crederem. Sed tu, simul obligasti
Perfidum votis caput, enitescis
Pulchrior multo, juvenumque prodis
Publica cura.
Od. II, 8.

(Œuvres complètes de La Fontaine, par M. Louis Moland, Garnier frères, Paris-1872-1876)

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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