Biographie de Jean de La Fontaine

Biographie de Jean de La Fontaine.

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La vie de Jean de La Fontaine


Jean de La Fontaine, né à Château-Thierry, le 8 juillet 1621, de Charles de La Fontaine, maître des eaux et forêts, et de Françoise Pidoux, est mort à Paris le 13 avril 1695.
La vie de La Fontaine, considérée au point de vue des fables seules, se divise naturellement en quatre périodes.
4° Jeunesse de La Fontaine (1621-1654) jusqu’à son début dans les lettres. On sait que La Fontaine, après une éducation qui semble avoir été négligée, se trompa d’abord sur sa vocation, passa successivement par l’Oratoire et par le séminaire de Saint-Magloire, d’où il sortit en 1641 pour rentrer dans le monde, prendre la charge de son père et épouser Marie Héricart. On sait aussi, ou, du moins, on croit que la lecture d’une ode de Malherbe sur un attentat dirigé contre Henri IV (Que direz-vous, races futures…?) lui révéla pour ainsi dire la poésie; qu’à partir de ce moment il lut avec rage les anciens, les vieux auteurs français, les Italiens, et se voua tout entier à la littérature, avec un abandon d’autant plus facile que son frère, en embrassant l’état ecclésiastique, lui avait laissé la libre disposition d’une petite fortune.

2° Débuts littéraires (1654-1668) depuis la traduction de l’Eunuque de Térence jusqu’à la première édition des Fables. Il est protégé d’abord par Fouquet (Adonis, le Songe de Vaux), dont il reconnaît les bienfaits par une fidélité inébranlable dans l’épreuve (Élégie aux nymphes de Vaux, 1661), puis il a pour protectrices les duchesses de Bouillon et d’Orléans. Il se lie d’amitié avec Boileau, Racine et Molière (réunions de la rue du Vieux-Colombier). Il publie la première, puis la seconde partie des Contes et Nouvelles envers (1665 et 1667). Jusqu’alors il n’est guère qu’un poète gaulois de plus de verve que de mesure.

3° La période de la forte maturité (1668-1679) s’ouvre pour La Fontaine avec le premier recueil des Fables choisies mises en vers (1668; nouvelles éditions en 1669 et 1671), et se ferme au second recueil de fables, dont la troisième et la quatrième parties paraissent en 1678 et 1679. Elle est marquée aussi par de nouveaux recueils des Contes (1671 et 1670), par les Amours de Psyché et quelques poèmes moins importants. La Fontaine trouve alors en Mme de La Sablière une protectrice intelligente et dévouée.

4° La dernière période (1679-1695) ne saurait sans injustice être appelée la période de décadence, malgré le mauvais poème du Quinquina et plus d’une œuvre dramatique médiocre, car, dix ans avant sa mort, La Fontaine était encore capable d’écrire Philémon et Baucis. Deux événements principaux marquent cette période : l’élection de La Fontaine à l’Académie (1683) et la Querelle des anciens et des modernes, occasion de l’Épitre à Huet (1687), Mais à la salutaire influence de Mme de la Sablière, devenue dévote, se substitue l’influence trop épicurienne des Vendôme et de la société du Temple. La Fontaine s’y abandonne d’abord, publie de nouveaux Contes, s’amende pourtant à moitié dans la société de ses derniers protecteurs, M. et Mme d’Hervart, se convertit tout à fait à partir d’une grave maladie (1691), fait une amende honorable publique de ses erreurs passées, écrit une paraphrase du Dies irœ et se prépare à la mort.

Épîtres de La Fontaine : discours à Mme de La Sablière : épître à Huet / par Félix Hémon,… C. Delagrave (Paris) 1894

“Félix Marie Hémon,(1848-1916), Professeur de rhétorique au collège Louis-le-Grand, Paris puis inspecteur général de l’Académie de Paris.”

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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