A Monsieur Fouquet

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A Monsieur Fouquet


1660

Trois madrigaux, ce n’est pas votre compte,
Et c’est le mien : que sert de vous flatter ?
Dix fois le jour au Parnasse je monte,
Et n’en sanrois plus de trois ajuster.
Bien vous dirai qu’au nombre s’arrêter
N’est pas le mieux, seigneur, et voici comme ;
Quand ils sont bons, en ce cas tout prud’bomme
Les prend au poids au lieu de les compter :
Sont-ils méchants, tant moindre en est la somme,
Et tant plutôt on s’en doit contenter.

– imprimé pour la première fois dans les Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucroix et de La Fontaine ,1.1.
p. 119. avec cette note en tête : « Sur ce que M…….(Fouquet) souhaitait un plus grand nombre de petits ouvrages que celui qu’il avait reçu, les deux pièces suivantes lui furent envoyées pour supplément » Ces deux pièces, qui formèrent le supplément pour le quatrième terme, sont ce dizain et l’ode sur la paix, qui suit immédiatement ce dizain dans le recueil de 1685. L’autographe de ce dizain a été lithographié dans l’ouvrage de M. Robert, Intitulé “Fables inédites des douzième, treizième, et quatorzième siècles, 1825”, in-8, 1.1, p. XIII. La pièce porte pour Intitulé : Épigramme à monseigneur le surintendant, qui ne s’était pas contenté de trois madrigaux à la dernière Saint-Jean.

Charles Athanase Walckenaer

« Les petits drames de notre fabuliste sont une imitation parfaite de la nature ; son style, plein de grâce, a toute la limpidité d'une pensée naïve et simple; néanmoins, on ne le comprend pas toujours. » Voltaire a dit aussi : « Les Fables de La Fontaine ont besoin de « notes, surtout pour l'instruction des étrangers. » Aimé-Martin

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