A Madame Fouquet

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A Madame Fouquet


1660

Dedans mes vers on n’entend plus parler
De vos beautés, et Clio s’en est plainte.
J’ai répondu qu’il n’appartient d’aller
A toutes gens, comme on dit, à Corinthe.
Par toutes mains qu’aussi vous soyez peinte,
C’est un abus ; Phébus, sans contredit,
Seul y prétend: j’y perdrois mon crédit.
Vous me direz , Quelle est donc votre affaire ?
Quelle elle est donc ? Je l’aurai bientôt dit ;
C’est d’admirer… Quoi ! rien plus ?… et me taire.

– Publié par La Fontaine ; procédé de ces deux lignes de l’auteur, en lettres italiques : « Je devais donner des madrigaux en d’autres temps, et voici ce que j’envoyai pour un de ces termes. » Lesquelles suivent immédiatement la ballade sur la Paix des Pyrénées ou le Mariage du roi, envoyée pour payer le troisième terme.

Charles Athanase Walckenaer

Au travers de toute sa vie, La Fontaine, malgré sa nature joyeuse, épicurienne, sans ostentation cependant, a gardé un arrière-fonds de mélancolie… » Paul Nayrac

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