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Charles Nisard

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Charles Nisard, hommage à La Fontaine :


“Charles Nisard, Marie-Léonard-Charles Nisard , né à Châtillon-sur-Seine le 10 janvier 1808 et mort le 16 juillet 1889, est un philologue français, éditeur et traducteur de textes latins.Il fut élu, en 1876, membre libre de l’Académie des inscriptions et belles lettres.”

1 –  « II y a de plus grands noms que celui de La Fontaine; ce sont les noms des fondateurs qui ont créé à la fois un art et une langue. Homère, Dante, Shakespeare, Corneille, ces pères de l’art antique et de l’art moderne, sont de plus grands hommes. Ils ont vu les choses humaines de plus haut. Ils sont plus admirés, ils sont moins populaires que La Fontaine»
« Unique dans son genre, en France comme en Europe, il n’a point excité de disputes. Tout le inonde l’accepte par le doux et irrésistible empire du vrai, sous l’habit le plus simple.  On le met à part ; l’idée de disputer à La Fontaine le prix de son art, ou même de se faire compter après lui, n’est venue à personne, pas même aux gens d’esprit qui se sont crus fabulistes. Toutes leurs préfaces demandent pardon d’avoir osé faire des fables après La Fontaine. »
« La Fontaine n’est d’aucune école; on a essayé d’en faire l’un des pères d’une école française plus libre, et d’une poésie plus naïve; mais je n’y veux voir qu’un hommage un peu détourné à cette gloire aimable et chère, entre toutes, à notre pays. »

2 – « La Fontaine est le lait de nos premières années, le pain de l’homme mûr, le dernier mets substantiel du vieillard. Nous avons bégayé ses fables tout enfants. Devenus pères, en les faisant réciter à nos fils, nous nous étonnons d’y trouver de graves plaisirs pour notre âge mûr, après y avoir pris un si vif intérêt dans notre enfance.
« C’est le génie familier de chaque foyer.
« Il nous fait aimer cette vie, sans nous cacher une seule de ses misères. Il connaît nos plus secrets, nos plus immuables instincts. Il sait ce que nous pouvons porter de joie et de peine. Sans nous rudoyer jamais, il nous avertit; ou s’il nous gourmande, c’est du ton de notre conscience, dont il connaît tous les ménagements pour nous. Il réconcilie chacun avec sa condition. Il n’y a de plus populaire que le livre de la religion. Celui qui n’a que deux ouvrages dans sa maison, a les fables de la Fontaine. »

Charles Nisard

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